samedi, juin 17, 2006

NIER LE GENOCIDE EQUIVAUT A COMMETTRE LE GENOCIDE

A quoi rime le pardon que réclament les génocidaires du PALIPEHUTU-FNL? On ne le dira jamais assez, ce discours du pardon sans justice fait partie d'un vaste plan visant à parachever le génocide des tutsi. Ce plan commence par une équation contre-nature voulant balancer le massacre des hutu par le génocide des batutsi. Il minimise ensuite les crimes de génocide commis par le PALIPEHUTU-FNL et leurs interlocuteurs à Dar-Es-Salaam, pour les ramener au rang de simple meurtre. Cela s'appelle la négation du génocide, une étape de transition entre un génocide et un autre.

Les propositions du PALIPEHUTU-FNL ne devraient plus étonner les barundi et la communauté internationale. On les a déjà entendues à maintes reprises de la bouche de ses associés dans le génocide, à savoir FRODEBU, CNDD, FDD, FROLINA. Après leurs crimes contre l'humanité qu'ils baptisent sans honte "lutte de libération," ces héritiers de la République du Soleil (code signifiant le Burundi sans les tutsi tel que préconisé par l'UBU, instigateur du génocide anti-tutsi de 1972 et ancêtre commun aux organisations ci-haut mentionnées et qui en arborent la symbolique du soleil levant dans leur grande majorité) exigent toujours une amnistie provisoire (terme juridiquement incorrect car l'amnistie est définitive).

N'eut été les conséquences néfastes et partant inacceptables de ce plan, on se passerait volontiers de ces propositions car ils font partie de l'identité génocidaire du PALIPEHUTU-FNL et du CNDD-FDD au pouvoir au Burundi. Mais comme il faut attirer l'attention des barundi et du monde en général sur les dangers de cette négation, nous vous invitons à lire ces extraits d'une analyse des étapes du génocide que nous reprenons ci-dessous[1] ( le texte est en anglais).


Genocide has seven stages or operational processes: classification, symbolization, dehumanization, organization, polarization, preparation, and extermination. The eighth post-genocide stage, denial, always follows.The first stages precede later stages, but continue to operate throughout the genocidal process. Each stage reinforces the others. A strategy to prevent genocide should attack each stage, each process.

Denial operates through all the other stages, but is particularly apparent after the genocide is finished. It is among the surest indicators of further genocidal massacres. The perpetrators of genocide dig up the mass graves, burn the bodies, try to cover up the evidence and intimidate the witnesses. They deny that they committed any crimes, and often blame what happened on the victims. They block investigations of the crimes, and continue to govern until driven from power by force, when they flee into exile. There they remain with impunity, like Pol Pot or Idi Amin, unless they are captured and a tribunal is established to try them.

The response to denial is punishment by an international tribunal or national courts. There the evidence is heard, and the perpetrators punished. Tribunals like the Yugoslav or Rwanda Tribunals, a tribunal to try the Khmer Rouge in Cambodia, or the International Criminal Court may not deter the worst killers. But with the political will to arrest and prosecute them, some may be brought to justice. And such courts may deter future potential genocidists who can never again share Hitler’s expectation of impunity when he sneered,”Who, after all, remembers the Armenians?”


[1] adapted from “The seven stages of genocide” by Dr. Gregory H. Stanton http://www.genocidewatch.org/7stages.htm

vendredi, mai 26, 2006

COMMUNIQUE NUMERO 03/2006

CONTRE L’EMPRISONNEMENT ILLEGAL DES MILITANTS ANTI-GENOCIDE PAR LE POUVOIR DE BUJUMBURA.

En date du 21 mai 2006, le pouvoir a arrêté injustement M. Popon Mudugu, Madame Aline Ngendankazi et M. Tatien Sibomana, tous membres de l’Association de lutte contre le génocide AC GENOCIDE CIRIMOSO. Ces honnêtes gens restent emprisonnés pour avoir combattu le génocide, devoir qui incombe à tout humain y compris ceux vivant au Burundi dirigé par une organisation génocidaire comme le CNDD-FDD.

Avec cet emprisonnement abusif et arbitraire, le pouvoir du CNDD-FDD génocidaire vient de rappeler encore une fois sa vraie nature : celle d’une organisation qui a non seulement commis le génocide au Burundi et dans la sous-région depuis 1993, mais aussi qui est déterminé à poursuivre les faits et pratiques l’ayant amené au pouvoir à savoir, la violation répétitive du droit national et international. Par cet emprisonnement de paisibles militants anti-génocides, le pouvoir CNDD-FDD a violé les libertés fondamentales des citoyens burundais, tout en enfreignant au prescrit de la Convention internationale pour la prévention et la répression du crime de génocide, laquelle recommande à tout humain de combattre ce crime des crimes.

Au vu de cette violation flagrante du droit par le CNDD-FDD,

L’Antenne Régionale de Toronto de l’AC Génocide Canada exige la libération immédiate et sans condition de tous ces militants anti-génocide.

L’Antenne Régionale de Toronto de l’AC Génocide Canada compatit avec M. Popon Mudugu, Madame Aline Ngendankazi et M. Tatien Sibomana ainsi qu’avec leurs familles respectives.

L’Antenne Régionale de Toronto de l’AC Génocide Canada réitère son soutien indéfectible à l’AC GENOCIDE CIRIMOSO et aux autres organisations luttant pour la restauration d’un ETAT DE DROIT AU BURUNDI.

L’Antenne Régionale de Toronto de l’AC Génocide Canada met toute la communauté internationale devant ses responsabilités quant à sa tolérance récurrente du génocide des tutsis car :

- considérant qu’une enquête de l’ONU (Rapport S/1996/682) a trouve que des actes de génocide ont été commis contre la minorité tutsi du Burundi en octobre 1993 par le FRODEBU, alors au pouvoir, mais que l’ONU n’a jamais mis sur pied un tribunal pour juger les auteurs ;

- considérant qu’une autre enquête de l’ONU (Rapport S/1998/777) a prouvé que le CNDD-FDD fait partie d’une internationale génocidaire opérant dans la sous-région des Grands Lacs est-africains (ensemble avec le FRODEBU, le PALIPEHUTU, les INTERAHAMWE, les Ex-FAR, etc.), mais que la même ONU a préparé et fait accepter l'accession du CNDD-FDD au pouvoir ;

- après le massacre génocidaire de 161 tutsi banyamulenge le 13 aout 2004 à Gatumba, massacre que l’ONU a promis d’enquêter mais qui n’a abouti à aucune inculpation malgré les revendications de ce crime par le groupe génocidaire PALIPEHUTU-FNL ;

- face à ce génocide au compte-goutte que subit la minorité tutsi du Burundi des mains du CNDD-FDD depuis plus de 12 ans ;
A la lumière de la persécution des militants anti-génocides en cours,
l’Antenne Régionale de Toronto de l’AC Génocide Canada a des raisons légitimes de craindre que le pire ne se produise sans que personne ne s’en soucie. Aussi, lance-t-elle un puissant cri d’alarme à toutes les nations et organisations internationales à agir vite pour éviter à l’humanité la très probable réédition au Burundi du génocide rwandais de 1994 qui s’est déroulé au su des puissances du monde mais qui sont venues verser des larmes inutiles après que l’irréparable eut été commis ;

L’Antenne Régionale de Toronto de l’AC Génocide Canada demande spécialement à l’ONU et à l’UA de revenir sur leur reconnaissance de la légitimité du régime de Bujumbura dirigé par le CNDD-FDD, un groupe qui s’est illustré par le génocide des tutsi depuis 1993 et qui s’illustré encore par la violation massive et systématique des droits des survivants de la minorité tutsi et de leurs défenseurs,

L’Antenne Régionale de Toronto de l’AC Génocide Canada lance un appel aux organisations de défense des droits humains pour qu’ils identifient et mettent en quarantaine toutes les organisations génocidaires comme le CNDD-FDD, le FRODEBU et le PALIPEHUTU

L’Antenne Régionale de Toronto de l’AC Génocide Canada saisit cette occasion pour signaler aux génocidaires du CNDD-FDD et à leurs allies dans le génocide des tutsi et dans la persécution des défenseurs des droits des minorités, que le jour ou ils répondront de leurs actes ignobles et indéfendables approche

UNIS CONTRE LE GENOCIDE, NOUS VAINCRONS !

Fait à Toronto, le 25 mai 2006.

Pour l’Antenne Régionale de Toronto de
L’AC Génocide Canada

Jean-Claude Katihabwa,
Président a.i.

mercredi, mai 17, 2006

COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI DU BURUNDI DE 1972

Discours du Président de l'Antenne Régionale de Toronto d'AC GENOCIDE CANADA, M. Jean-Claude Katihabwa. (Toronto, le 29 avril 2006)


Mesdames, Messieurs les membres d’AC GENOCIDE,
Distingués invités,

C’est pour moi un honeur de m’addresser à vous en ce 29 avril 2006, un jour où nous commémorons le génocide antitutsi de 1972. Certes des rencontres commémoratives sont toujours organisées chaque année par ci et par là, mais elles revêtent un caractère réactionnaire et négationiste. C’est pour apporter de la lumière sur cette sombre période de l’histoire du Burundi d’une part, et pour mettre un frein au négationisme d’autre part, que nous avons organisé cette journée commémorative.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez moi de revenir brièvement sur l’historique de l’AC GENOCIDE TORONTO qui vous accueille cet-après midi et au nom de laquelle je m’adresse à vous.
Comme le nom l’indique, c’est une antenne régionale de l’Association de lutte contre le génocide, AC Génocide Canada, en sigle; qui est elle-aussi une ramification d’AC Génocide Cirimoso.

Ceci m’amène à parler un peu de l’AC GENOCIDE CIRIMOSO. Basée à Bujumbura, AC GENOCIDE CIRIMOSO a vu le jour en 1996. Actuellement, elle a des ramifications en Belgique, en Grande Bretagne, en Côte d’Ivoire, et au Canada. La section Canada est agréée comme organisme sans but lucratif depuis octobre 2002. Quant à l’antenne de Toronto, elle a vu le jour en juillet 2004, lorsque l’assemblée Générale d’AC Canada a mandate M. Nkurunziza pour ouverture une antenne à Toronto en vertu de l’article 3 des statuts.
L’objectif d’AC GENOCIDE est de lutter sans merci contre l’idéologie de Génocide d’une part, et faire traduire en justice les génocidaires, d’autre part. Un autre devoir que l’association AC GENOCIDE CIRIMOSO s’est assigné est l’entretien de la mémoire vigilente contre le génocide. Pour ce faire, elle organise des journées commémoratives qui constituent une occasion de réarmement moral pour les survivants du génocide et leurs proches, sans oublier tous ceux qui rejettent ce mal absolu. Ce rituel est partagé aussi bien par AC GENOCIDE CANADA, et c’est dans ce cadre que notre antenne de Toronto vous a invités cet après-midi.

Mesdames, messieurs,

Il importe de souligner d’emblée que ces journées commémoratives de réarmement moral ne recherchent aucunément à cultiver la rancune ou la vengeance. C’est plutôt pour que chacun sente, ne serait-ce que dans l’imagination, les horreurs entraînés par ce crime des crimes.

Au niveau d’AC GENOCIDE Toronto, nous trouvons que la vérité joue un rôle indispensable dans cette tâche d’informaton sur le génocide. A cet effet, les récits et autres témoignages des survivants occupent une place de choix. Mais ils se heurtent au problème d’une maniere qui tend à s’installer et qui consiste à ne pas réveler certaines vérités, surtout lorsque ces dernières contredisent des versions déjà assises mais qui ne réflètent pas la vraie face des choses. Notre conviction est que ce défi incombe et aux survivants et à nous tous qui combattons le génocide.

En effet, l’opnion tant nationale qu’internationale, manipulée à fond par les mêmes lobbies qui avaient soutenu le plan génocidaire de 1972 ne retiennent que la répression qui s’abattit sur l’intelligentsia hutu dans la foulée de ces massacres génocidaires de tutsi. Ceci tient du fait que les réactionnaires ethnistes lanceront malicieusement une propagande basée sur l’oppression de la majorite hutu par la minorité tutsi.

Du côté d’AC GENOCIDE CANADA, notre côté, nous avons organisé cette journée pour rétablir cette vérité qu’on a longtemps écartée. C’est une première en ceci que pour la premiere fois, nous élevons la voix pour dire tout haut ce que les réactionnaires et les négationistes ont toujours voulu effacer en organisant des cérémonies à cette date, à savoir, que la journée du 29 avril 1972 a inauguré des massacres génocidaires à grande échelle qui étaient dirigés contre la minorité tutsi du Burundi. En effet, le coup de 1972 fut soigneusement préparé. Même si en 1965, des forces du mal avaient entrepris d’éliminer des tutsi dans certaines localités, notamment à Busangana dans l’actuelle province de Muramvya, le sombre mouvement n’avait pas pris une aussi grande ampleur qu’en 1972. Des soirées dansantes et des manifestations sportives avaient été organisées dans tout le pays, afin de s’assurer de rassembler le maximum de l’élite tutsi en des endroits bien connus, où on les exterminerait ensuite, pour enfin s’occuper de la paysannerie qui ne manifesterait pas de résistance. Ce plan macabre a failli aboutir dans certains coins du pays, notamment dans le sud: à Rumonge, Makamba, et Vyanda.

Mesdames messieurs,

Selon l’article 2 de la Convention pour la Prevention et la Pépression du Crime de Génocide, le génocide est le meurtre de membres d’un groupe; commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel.
Est-ce que ce schéma s’applique sur le Burundi du 29 avril 1972? Nous disons ‘oui” sans hésiter. En effet, les tutsi ont été tués sélectivement et systématiquement. Rien n’a été épargné car même des femmes enceintes ont été éventrées par les tueurs qui voulaient s’assurer que les foetus sont tués. Il s’agissait bel et bien d’un acte de génocide, un crime qui fait honte. Il fait tellement honte que pour s’en laver, ceux qui l’ont commis, de même que leurs complices, font recours à un equilibrage éhonté qui revêt la forme d’une équation mettant d’un côté le meurtre de tutsi et d’un autre, le meurtre de hutus. Les massacres de hutus – pour la plupart visant d’abord les intellectuels – sont du resort d’un autre crime, le crime contre l’humanité, qui n’est pas des moindres certes, mais qui reste tout de meme différent du génocide.

Je ne voudrais pas m’éterniser sur les faits de cette journée fatidique car M. Charles Mukasi y reviendra de façon détaillée dans sa présentation tantôt.

Ceux qui maintiennent cette thèse clament que l’AC Génocide est une organisation tutsi qui se fout des morts hutus. Nous le disons clairement:
- nous sommes conscients que, autant des tutsi sont morts parce qu’ils étaient tutsi, autant des hutus sont morts juste parce qu’ils étaient hutus
- ces tutsi ont péri suite à un plan pre-concu, là ou leurs frères hutus ont été tués, qui pour avoir refusé de rejoindre le mouvement visant à éliminer les tutsi, qui pour d’autres motifs minables tels que la convoitise de leur propriété, une dette non remboursée, une dette que le tueur ne voudrait pas rembourser, et j’en passe. Je vous invite à consulter à cet effet le nouveau livre écrit par le Professeur Evariste Ngayimpenda, et qui s’intitule Histoire du Conflit Politico-ethnique du Burundi.
- nous regrettons et nous condamnons la répression qui s’est abattu sur des hutus innocents.
- nous condamnons l’occultation de l’existence d’un plan d’extermination des tutsi.
- Nous déplorons également la tendance à minimiser l’ampleur de la répression qui s’est abattue sur les hutu, parmi lesquels des innocents qui n’avaient rien à voir avec le plan génocidaire.

Mesdames, messieurs,

En lancant une antenne à Toronto, AC GENOCIDE visait à élargir le front de la lutte contre le génocide et informer le maximum de personnes qu’au Burundi le crime de génocide a été commis sans qu’il soit puni. Nous sommes conscients qu’une lutte efficace contre le génocide nécessite de
a. rester vigilents contre le langage et les pratiques génocidaires
b. identifier les génocidaires et leurs complices
c. les traduire en justice
d. maintenir le contact avec les acteurs impliqués dans la lutte

Tout ceci demande de la détermination, mais aussi de la patience. En effet, l’expérience aura montré que la lutte contre le génocide est un combat de longue haleine. Les arméniens ont eu gain de cause après plus de 70 ans de refus par la SDN d’abord, puis par l’ONU, de la reconnaissance du genocide qu’ils ont connus aux mains de l’Empire Ottoman en 1915.
Cette lutte exige aussi de ne jamais donner de répit aux génocidaires et à leurs complices, peu importe les circonstances. Comme le disait l’Ambassader Philippe Kanonko lors de son exposé à l’occasion de la journée commémorative du 21 octobre 2004, “face au génocide, tout compromis, toute prétention à la neutralite, est une compromission.” Il suffira de tenir, pour le reste, nous avons le droit de notre côté. Ce ne sont pas les invocations tantot religieuses, tantôt intimidatrices du régime de Bujumbura, qui doivent décourager dans la recherche de la justice pour les victimes du génocide.

En définitive,

Il s’en faut beaucoup que l’humanité sache les falsifications ayant émaillé la date du 29 avril 1972, ainsi que les surexploitations partisanes et mensogères relatives à la repression qui s’en est suivie.

Nous profitons de cette journée pour lancer un appel vibrant à l’ONU pour qu’elle cesse d’occulter la question du génocide anti-tutsi de 1972.

Nous demandons que la légitimite de fait dont jouit le pouvoir génocidaire de Bujumbura soit retirée car la place des génocidaires est devant les tribunaux et jamais au parlement ou au gouvernement. Le CNDD-FDD au pouvoir au Burundi est coupable d’inombrables crimes contre l’humanité, entre autres le massacre des 40 jeunes séminaristes de Buta qu’il a fauchés dans leur sommeil la matinée du 30 avril 1997, et dont les bien-pensants commémorent demain le 9e anniversaire de leur lâche massacre

Enfin, nous réitérons notre appel à l’ONU pour qu’elle mette fin à la dissimulation du rapport S/1996/682, qui a été retiré inexplicablement du répertoire.

C’est seulement par la vérité, dans un esprit de franche dénoncication des génocidaires, que les burundais seront assurés du PLUS JAMAIS CA

Ensemble donc, restons vigilents et unis contre le génocide et le négationisme .


JE VOUS REMERCIE.

vendredi, mai 12, 2006

CONFÉRENCE COMMÉMORATIVE DU GÉNOCIDE TUTSI DE 1972. TORONTO, 29.4.2006.

En date du 29 avril 2006, les membres de l'Association de lutte contre le Génocide AC Génocide Cirimoso, section canadienne, se sont retrouvés à Toronto pour commémorer le début du génocide contre les Tutsi du Burundi perpétré par l'organisation UBU (Umugambwe w'Abakozi b'Uburundi ou Parti des Travailleurs du Burundi) à partir du 29 avril 1972. À cette occasion, une conférérence publique avait été prévue avec pour thème "Les Symboles de la République du Soleil".
Ci-dessous, quelques images de la réunion.


Ci-dessus: M. Emmanuel Nkurunziza, Secrétaire de l'Antenne Régionale de Toronto, ouvre solennellement la conférence, flanqué du Président a.i. de l'antenne torontoise, M. Jean-Claude Katihabwa (à sa gauche) et du Président de la Section Canada, M. Expert Iconzi (à sa droite)

Ci-dessous: Vue partielle des participants lors du discours inaugural de la conférence prononcé par M. Jean-Claude Katihabwa, Président a.i. de l'Antenne Régionale de Toronto. 


Ci-dessous: Le conférencier du jour, M. Charles Mukasi, présente sa communication intitulée "La Persistance des Symboles de la République du Soleil"

Ci-dessous: Messieurs Expert Iconzi, Emanuel Nkurunziza et Jean-Claude Katihabwa suivant attentivement l'exposé de Charles Mukasi

Ci-dessous: Les participants à la conférence écoutent attentivement l'exposé de Charles Mukasi.

mardi, mars 28, 2006

LES HAUTS FAITS DU CNDD-FDD: LE MASSACRE DES INNOCENTS


Depuis sa création en novembre 1993 à l'Hôtel Club du Lac Taganyika (où logeaient alors tous les dignitaires du FRODEBU, y compris le sinistre Firmat Niyonkenguruka, le bourreau de Kwibubu qui a supervisé l'immolation des élèves tutsi placés pourtant sous sa protection en tant que directeur du Lycée de Kibimba), le CNDD et sa milice FDD a tué des milliers et de milliers de civils innocents, y compris des femmes, des vieillards, des invalides et même des enfants de tout âge. La grande majorité des victimes de la guerre génocidaire du CNDD-FDD n'avaient commis d'autre "crime" que celui d'être nées tutsi. D'autres cependant ont péri pour avoir refusé de suivre le CNDD-FDD dans son plan génocidaire.
La photo que nous reproduisons illustre un de ces hauts faits de la "lutte de libération" menée par le très démocratique CNDD-FDD. Elle montre les 4o jeunes séminaristes de Buta ainsi que les tombes où le CNDD-FDD les envoyés. C'était le 30 avril 1997 quand les tueurs du CNDD-FDD les ont fauchés sans distinction parce qu'ils avaient refusé de se séparer par groupes ethniques afin que cette milice génocidaire zigouille les tutsi comme elle en a l'habitude. C'est donc à juste titre que ces enfants ont été appelés "martyrs de la fraternité"
Ce qui est révoltant, c'est que ces criminels n'ont jamais été punis. Pire, ils ont eu le culot de revendiquer leurs forfaits, allant jusqu'à donner des interviews à la BBC et à la VOA.
Toute personne éprise de justice est interpelée: ne donnez jamais de répit aux criminels contre l'humanité, maintenez la pression, même après des décennies s'il le faut, et les génocidaires burundais finiront au tribunal comme leurs inspirateurs nazi.

dimanche, mars 26, 2006

La visite au Canada du Pré sident du Sénat burundais serait un acte contre le droit et la morale universels

Une délégation conduite par le Président du sénat burundais aurait demandé l'autorisation de se rendre au Canada en fin du mois de mars 2006. La présente est destinée à éclairer les autorités canadiennes pour qu'elles ne salissent pas leurs mains en serrant celles des représentants du régime raciste, terroriste et génocidaire qui règne sur le Burundi aujourd'hui. Et si malgré tout l'impensable devait se produire, l'opinion est invitée à savoir quelle est la véritable nature du régime que représentera cette délégation.

Un régime raciste, terroriste et génocidaire

Au Burundi, les criminels contre l'humanité ont été promus en toute impunité et insolence, ce sont eux qui animent les institutions, au nom des organisations dont ils défendent les idéologies racistes, terroristes et génocidaires.
Le CNDD FDD au pouvoir au Burundi est une milice raciste et génocidaire. Cette milice a été créée en 1994 par une autre organisation génocidaire FRODEBU (au pouvoir de 1993 à 2005) pour prendre le relais du génocide que venait de commettre le même Frodebu en octobre 1993. Ces deux organisations ont en commun une idéologie des plus fascistes et des plus criminelles très anciennes, celle qui dit que les Tutsi seraient des étrangers au Burundi et devraient retourner en Egypte, pays supposé être celui de leur origine, et de préférence en état de cadavres. C'est au nom de ces enseignements qui font honte à l'humanité que les victimes du génocide sont symboliquement jetées dans les affluents du Nil, et cela sans discontinuer depuis les années 1960.

Les observateurs indépendants et toute la communauté internationale appelèrent les choses par leur nom recommandèrent de dire le droit :

I. LE RAPPORT S/1996/682 DE LA COMMISSION D'ENQUETE DE L'ONU SUR LE BURUNDI

§483. La Commission estime que les éléments de preuve dont elle dispose suffisent à établir que des actes de génocide ont été perpétrés au Burundi contre la minorité tutsie le 21 octobre 1993 et les jours suivants à l'instigation et avec la participation de certains militants et responsables hutus du FRODEBU, y compris au niveau des communes.

§485. La Commission considère que les éléments de preuve dont elle dispose l'autorise à conclure que certains membres haut placés du FRODEBU avaient planifié à l'avance une riposte face à l'éventualité bien réelle d'un coup d'État de l'armée, que cette riposte consistait notamment à barrer les routes et à armer les Hutus, à prendre en otages des hommes et des jeunes hommes tutsis et que ce plan avait été connu d'avance de certains membres locaux du FRODEBU occupant des postes de responsabilité, y compris au niveau des communes.

§496. Ayant conclu que des actes de génocide ont été perpétrés contre la minorité tutsie au Burundi en octobre 1993, la Commission est d'avis qu'une compétence internationale doit s'exercer à l'égard de ces actes.

II. LE RAPPORT S/1998/777 DE LA COMMISSION D'ENQUETE SUR LE RWANDA

§46…il existe une coopération très étroite entre les ex-FAR et deux des groupements rebelles burundais: le CNDD/FDD et le Parti pour la libération du peuple hutu (PALIPEHUTU) et son aile militaire, les Forces nationales de libération (FNL). La collaboration entre les ex-FAR et le CNDD/FDD porte sur des questions politiques et militaires.

Une Convention de coopération a été signée le 22 mai 1995 à Bukavu (République démocratique du Congo), par le haut commandement des FAR et le CNDD, officialisant la coopération entre les deux parties.

Cependant, sous la houlette des négationnistes, les milices génocidaires s'appelèrent mouvements politiques armés, les criminels contre l'humanité furent qualifiés d'acteurs politiques normaux et candidats à des consultations électorales au nom de leurs organisations racistes, terroristes et génocidaires. Pire, ils se définissent comme étant des démocrates.
Mais comment pourrait-on qualifier de démocrates et accueillir officiellement au Canada les représentants d'un pouvoir de terroristes qui ont assassiné froidement un citoyen canadien Arthur Kabunda voyageant à bord du bus Titanic se rendant à Bujumbura ( http://www.parl.gc.ca/37/1/parlbus/chambus/house/debates/011_2001-02-12/HAN011-E.htm ) , attenté à la vie et au couvent des missionnaires canadiens, les Filles de la Providence et les Frères de L'Instruction Chrétienne, oeuvrant au Burundi (Kiryama, 1er avril 1997)?
Comment pourrait-on accueillir officiellement au Canada ceux qui ont massacré et brûlé les élèves de Kibimba, les jeunes séminaristes de Buta, les femmes, vieillards et enfants de Bugendana tous rescapés du génocide commis par les agents du Frodebu aujourd'hui convertis en CNDD FDD au pouvoir?
Comment peut-on accueillir au Canada les représentants d'un régime animé au plus haut niveau par les assassins de Monseigneur Ruhuna, Archevêque de Gitega, du Nonce Apostolique Monseigneur De Courtney, du Représentant de l'UNICEF au Burundi Luis Zuniga, des agents du PAM et du CICR, des terroristes ayant tiré sur l'avion civil et les passagers de la Sabena?

Ce serait une insulte contre le Canada qui a extradé vers l'Italie le criminel de guerre nazi d'origine ukrainienne, Michael Seifert, âgé de 79 ans , le Canada qui a expulsé le nazi Ernst Zendel pour être jugé en Allemagne, le Canada qui vient d'arrêter Désiré Munyaneza qui vivait à Toronto, présumé avoir commis des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre à Butare, au Rwanda en 1994, le Canada dont l'image de marque serait ternie par la présence sur son sol des représentants d'un régime sanguinaire, terroriste et génocidaire !

Un régime immoral

Contrairement à ce qui est diffusé par une propagande négationniste et complice, le régime de Bujumbura est de la pire espèce. Non seulement les dirigeants actuels sont l'émanation des milices terroristes et génocidaires qui sèment la terreur et la désolation au Burundi depuis plus de dix ans, mais également, ils abusent les représentants de la Communauté Internationale pour que ces derniers ignorent le droit et la morale en vigueur partout ailleurs dans le monde et à la base de toute légitimité démocratique. L'actuel Président de la République, Pierre Nkurunziza, un condamné à mort pour avoir posé de mines sur la voie publique visant des victimes innocentes, a été porté au sommet de l'Etat, il est aujourd'hui animateur des institutions : une honte pour la démocratie. Résultat de la corruption et d'une impunité institutionnalisées, son gouvernement poursuit, au grand mépris des lois et du droit international, la promotion de cette même impunité l'ayant porté au pouvoir. Ainsi, rien que depuis le mois de janvier 2006, il a libéré sans jugement 3299 présumés coupables de génocide, perpétuant une tradition d'impunité et d'immoralité dont ce régime est la consécration. Cependant, tous les observateurs indépendants les plus crédibles ont toujours signalé le danger de cette culture d'impunité.

Dans son rapport du 23 mars 2000, Human Rights Watch prévient que

"Une amnistie au Burundi est précisément ce qu'il faut éviter. Nombre des tueries perpétrés au Burundi, qu'ils aient été commis par des Tutsi ou des Hutu, constituent des crimes contre l'humanité. Une commission de l'ONU a qualifié certains d'entre eux de génocide. Comment pourrait-il y avoir le moindre espoir de justice et d'ordre, si des crimes d'une telle ampleur restaient impunis?" …"Si le Burundi ne parvient qu'à une paix bancale et vide de justice, cela aura des conséquences dans toute la région"…"Etant donné l'importance des tensions ethniques en Afrique centrale, ne pas insister sur la nécessité de juger les crimes perpétrés au Burundi équivaut à encourager les dirigeants peu scrupuleux à choisir le massacre ethnique comme instrument de pouvoir. Par ailleurs, voyant les meurtriers échapper à la justice, la population sera plus encline à se cristalliser sur les différences ethniques" . RAPPORT DE HUMAN RIGHTS WATCH: New York – 23 mars 2000

Pour sa part, Amnesty International souligne que

Si la vérité sur les atteintes aux droits humains n'est pas établie et si les auteurs ne sont pas amenés à répondre de leurs actes, il ne pourra y avoir de réconciliation véritable, ni, par conséquent, de paix durable. Amnistier en bloc les auteurs de crimes graves, constitutifs d'atteintes aux droits humains, nuirait à l'instauration d'une paix juste et durable. Toute amnistie accordée aux termes d'un accord de paix à des personnes responsables d'homicides, d'actes de mutilation, de viols et d'enlèvements bafoue les normes les plus élémentaires en matière de droits humains et laisse le champ libre à de nouvelles violations du droit international humanitaire et des droits humains. A long terme, une amnistie n'empêchera pas d'autres groupes armés ou d'autres agents du gouvernement de poursuivre leurs objectifs et ne contribuera pas à rétablir le respect de l'Etat de droit.RAPPORT D'AMNESTY INTERNATIONAL (AFR 16/01/00F)
La barbarie institutionnalisée par ce régime qui fait honte à l'humanité ne diffère en rien de celles Hitler (Allemagne Nazi), Habyalimana (Rwanda), Taylor (Liberia), Bokasa (Centrafrique), Pinochet (Chili), Hissein Habré (Tchad) et toutes les dictatures racistes, terroristes et génocidaires qui se sont cachées derrière de fausses élections pour interdire la promotion du droit et de la morale universels.

Au nom de cette morale, au nom du droit internationale, il faut combattre à tout prix le racisme, le terrorisme ainsi que le génocide, et ôter toute légitimité à ceux qui pratiquent ces crimes dont les idéologies et pratiques ne sont pas des opinions mais des crimes contre l'humanité :

Pour que le Canada ne ternisse pas son image de marque de promoteur du droit et des libertés individuelles;

Pour que le Burundi ne puisse continuer de faire exception à l'obligation faite à l'humanité entière de combattre à tout prix le génocide pour ôter toute légitimité à ceux qui le pratiquent.

NOTE: Certains liens cités dans l'article ont été mis à jour depuis la publicaton de l'original

dimanche, février 05, 2006

COMMUNIQUE NUMERO 02/2006

CONTRE LA LIBERATION DES GENOCIDAIRES

Ce 4 février 2006, les militants anti-génocides regroupés au sein de l’association AC GENOCIDE Canada, branche régionale de Toronto se sont retrouvés dans le cadre de leur réunion mensuelle. La rencontre, à laquelle participaient aussi des non-membres, portait sur l’état des fronts à intérieur et à l’extérieur du Burundi. Après avoir fait le contour de la situation actuelle, les participants ont décide d’informer l’opinion de ce qui suit :

1. L'Antenne régionale de Toronto de l'AC GENOCIDE Canada constate avec amertume que la pratique et l’idéologie génocidaires restent ancrées au Burundi.

2. L'Antenne régionale de Toronto de l'AC GENOCIDE Canada condamne avec la dernière énergie la récente libération de 673 génocidaires par le Gouvernement du Burundi. Elle rappelle à ce dernier Convention pour la Prévention et la Répression du Crime de Génocide, dont il est signataire, stipule que le crime de génocide est inamnistiable est imprescriptible.

3. L'Antenne régionale de Toronto de l'AC GENOCIDE Canada rappelle que les récentes libérations en masse des génocidaires fait suite à une longue série d’élargissement de bien d’autres figures du génocide burundais. La série en question comprend, mais ne se limite pas à: Pierre Nkurunziza, porté à la Magistrature suprême alors que c’est un condamné à mort; Aloys Hakizimana, ancien gouverneur de la province de Bujumbura Rural, condamné pour organisation de massacres genocidaires mais sorti de prison pour prester comme médecin privé de Domitien Ndayizeye lorsqu’il était Chef de l’Etat; l’ancien médecin provincial de Karuzi libéré alors qu’il était condamné à mort pour participation aux massacres génocidaires ;

4. L'Antenne régionale de l'AC GENOCIDE Canada tient à rappeler également les cas de Zénon Ndabaneze et Léonard Nyangoma qui n’ont jamais été inquiète en dépit des mandats lancés contre eux et qu n’ont jamais été retirés (le premier par le Parquet Général du Burundi pour l’assassinat de Monseigneur Joachim Ruhuna, le second par Interpol pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité).

5. L'Antenne régionale de Toronto de l'AC GENOCIDE Canada invite l’Organisation des Nations Unies à revoir sa position vis-à-vis du génocide commis au Burundi. Elle demande instamment que l’ONU remette sur son site le rapport S/1996/682 sur le génocide commis par le FRODEBU contre les tutsi en 1993. Son retrait prolongé et pour des raisons inexpliquées risque de donner raison à ceux qui allèguent que l’ONU participerait à la négation du génocide anti-tutsi que commettent le FRODEBU, le CNDD, les FDD, le PALIPEHUTU, les FNL et bien d’autres organisations du genre qui pullulent dans ce pays où ils dominent toutes les institutions étatiques.

6. L'Antenne régionale de Toronto de l'AC GENOCIDE Canada s’inquiète que la récente libération des génocidaires ne donne à ces derniers l’occasion de poursuivre leur sale besogne notamment en éliminant les témoins du génocide.

7. L'Antenne régionale de Toronto de l'AC GENOCIDE Canada rend un vibrant homage aux militants anti-genocide de l’intérieur qui n’ont jamais fléchi dans la lutte malgré leurs conditions de travail que rend plus délicates la présence d’organisations génocidaires à la tête de l’Etat.

8. L'Antenne régionale de Toronto de l'AC GENOCIDE Canada salue la marche-manifestation contre la libération des criminels que les militants anti-génocide de l’intérieur organisent ce 05 février 2006 conjointement avec les autres organisations opposées à l’impunité du crime de génocide.

9. L'Antenne régionale de Toronto de l'AC GENOCIDE Canada invite le peuple burundais dans son entièreté à célébrer le 15eme anniversaire de l’adoption de la Charte de l’Unité Nationale en adhérant à l’ACCORD CADRE POUR LA RESTAURATION D’UN ETAT DE DROIT, le seul qui souscrit à l’esprit et à la lettre de cette Charte et qui est de ce fait, le seul capable d’offrir au Burundi une meilleure option que l’Accord d’Arusha qui consacre l’impunité du crime de génocide.

Toronto, le 05 février 2006-02-05

La Branche de Toronto de l’ACGENOCIDE CANADA

vendredi, janvier 27, 2006

LES TERRORISTES S’EQUIVALENT



La journée du 26 janvier 2006 a été marquée par les législatives palestiniennes remportées par le Hamas, ce groupe exclu du processus de paix et des consultations de 1996 car accusé de pratiquer le terrorisme. A l’annonce de la victoire du Hamas, les réactions fusent des quatre coins du monde, reflétant tantôt l’hostilité, tantôt la précaution, parfois des suggestions teintées d’avertissements.
Ainsi, le numéro un mondial, le Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan, trouve que tout groupe souhaitant participer au processus démocratique devrait déposer les armes. Il continue en disant que participer à un gouvernent et siéger au parlement tout en entretenant une milice sont deux choses très contradictoires. Quant au numéro un américain, George Bush, il a fait savoir qu’il refuserait de discuter avec le Hamas tant que ce dernier ne renoncera pas à la destruction d’Israël. C’est presque le même appel pour le numéro trois des américains, à savoir la Secrétaire d’Etat Condoleeza Rice, qui a émis le souhait de voir le Hamas renoncer à la violence et se départir du terrorisme une fois pour toutes. Le Premier Ministre Canadien nouvellement élu, Stephen Harper, déclare lui qu’il ne reconnaîtra pas le Hamas aussi longtemps qu’il supportera le terrorisme, là où le Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a estimé que cette victoire serait «très négative».
Comme pour conclure en rappelant aux grands (mais aussi aux moins grands) du monde la part qui leur revient dans la lutte contre le terrorisme, Israël a, par la voie de son Ministre des Affaires Etrangères, souligné qu’il incombe aux dirigeants du monde de dire qu'il n'y aura aucune compréhension envers un processus qui signifierait la mise en place d'un gouvernement terroriste.

Voilà des paroles que les burundais meurtris par les hordes génocidaires du CNDD-FDD auraient souhaité entendre à propos de leur pays, eux qui, depuis 1997 à San Egidio en Italie, se sont vus imposés des terroristes-génocidaires comme partenaires politiques. C’est un fait bien connu, en effet, que le CNDD-FDD (de même que son père biologique le FRODEBU) n’est pas moins terroriste que le Hamas. Si le Hamas est responsable d'une soixantaine d'attentats suicides depuis le début de la seconde Intifada en 2000, ce nombre serait insignifiant si on le comparait aux victimes du CNDD-FDD qui, en juin 1996 à Bugendana, a massacré en une seule nuit 384 personnes (dont des femmes et des enfants de moins d’un an). La campagne appelée “processus de paix” entamée à San Egidio pour se poursuivre à Arusha n’a donc abouti qu’à la remise du pouvoir à un groupe jusqu’aujourd’hui inégalé dans un terrorisme dirigé contre les tutsi et les hutu opposés au génocide de leurs frères tutsi. Là dessus, les rapports de l’ONU S/1996/682 et S/1997/777 sont sans équivoque.

En conlusion, nous rappelons que:

- le terrorisme est à bannir dans le monde entier, que ce soit en Afrique ou en Amérique du Nord, à Bari comme à Bugendana, à Madrid comme à Buta, à Butezi comme à Nairobi, à Londres comme à Teza.

- qu’ils soient moyen-orientaux ou burundais, les terroristes au pouvoir devraient susciter les mêmes émotions.

Et pour toutes ces raisons, nous demandons que de toutes les conditions posées par les dirigeants mondiaux pour le Hamas, s’appliquent au CNDD-FDD et à ses semblables du FNL-PALIPEHUTU et du FRODEBU

jeudi, janvier 19, 2006

"Tutsi is a targeted community"



In a recent paper presented at Renmin University, a Graduate Student in International Law at the same university,[1] pinpoints the links between the genocidal practices in Rwanda and in Burundi. Following are some excerpts from his paper.

It [genocide in Rwanda] was done by a Government trained group of terrorists … the way they were killing Tutsi was the same as that one used in Burundi since 1993 (see United Nations Report S/1996/682).

It is a question of the misunderstanding about the use of the word “genocide” concerning the massacre of Tutsi in Rwanda in 1994. When the fact is not simply denied or not given in the purpose of a genocidal propaganda, it is the qualification of "genocide" which is the subject of negation.

Tutsi is a targeted community: aimed as such as a product of a racial and political group because Tutsi were killed because they are Tutsi.

[1] The Genocide in Rwanda: Case Analysis. (Unpublished paper) by Eric Mbonyingingo. Renmin University, Beijing, China; January 2006.

dimanche, janvier 15, 2006

MÉMORANDUM ADRESSÉ AU PRÉSIDENT DU SÉNAT DE TRANSITION DE LA RÉPUBLIQUE DU BURUNDI

 

ASSOCIATION BURUNDAISE DE LUTTE CONTRE LE GÉNOCIDE

AC-GÉNOCIDE CANADA

 
  


 

 

MÉMORANDUM ADRESSÉ AU PRÉSIDENT DU SÉNAT DE TRANSITION DE LA RÉPUBLIQUE DU BURUNDI, HONORABLE LIBÈRE BARARUNYERETSE.


Honorable Monsieur le Président,

 ·         Au nom de la sagesse burundaise et des valeurs humaines universelles;

·         Au nom des rescapés du génocide des tutsi du Burundi et du massacre des hutu non acquis à cette ignoble idéologie;

·         Au nom des victimes des génocides et des crimes contre l’humanité à travers le monde;

·         Au nom de la mémoire vigilante et de la conscience collective;

·         Pour le « plus jamais ça »;

 Dans l’espoir que notre appel éveille la conscience des hautes autorités burundaises sur le drame national en cours;

 Nous, les membres d’AC-Génocide Canada, vous adressons le présent mémorandum: 

Les Tutsi du Burundi et de la sous-région des grands lacs africains sont soumis depuis les années cinquante à une extermination programmée par des idéologues coloniaux, religieux et de l’intelligentsia hutu extrêmiste en vue d’une solution finale calquée sur le modèle nazi. Beaucoup d’événements macabres ont ponctué l’histoire récente de la sous-région en générale et du Burundi en particulier. Il suffit pour se le rappeler de mentionner le génocide et l’exil rwandais de 1959; les tentatives d’extermination des tutsi du Burundi en 1965, 1972, 1988 qui ont culminé avec les génocides de 1993 et 1994. L’épée de Damoclès reste suspendue sur leurs têtes depuis lors et il ne se passe pas de jour sans que l’on ne rapporte des scènes horribles dont ces artisans de la mort sont seuls capables.

 Le négationnisme et le révisionnisme orchestrés par les commanditaires du crime des crimes, le silence gêné sinon complice de la communauté internationale, l’inaction des pouvoirs publics,… ne font que conforter les bourreaux dans la conviction que leur projet macabre est possible. Pourtant, des faits, des données et des documents ne manquent pas pour permettre à la justice nationale et internationale de sévir et de mettre ces criminels hors d’état de nuire. Qu’est devenu le rapport S/1996/682 des Nations Unies sur le génocide au Burundi ? Qu’ont fait les différents gouvernements du Burundi depuis 1988? Qu’ont fait les différentes institutions judiciaires et législatives du pays dont le sénat de transition dont vous êtes président? Et la fameuse communauté internationale? Rien ou plutôt si: ils n’ont fait que conforter et remercier les génocidaires (cf. 1988 et suivant), culpabiliser les victimes et innocenter les bourreaux. En serait-il autrement lorsque les mêmes criminels et/ou leurs complices se retrouvent dans les sphères de décision sur l’avenir de la nation? C’est à peine que l’on ne croirait pas rêver si l’on ne se trouvait pas devant un pays atypique où tout est possible, où les institutions rament allégrement à contre courant du droit et de la morale universelle.

Harusha et ses différents protocoles subsidiaires consacrent une renonciation à la souveraineté nationale et une institutionnalisation de la rupture du tissu social burundais en groupes ethnico-politiques antagonistes avec des quotas dont seul Dieu connaît la pertinence. La représentativité des membres de ces groupuscules laisse elle-même à désirer étant donné qu’ils n’ont ni le mandat, ni la légitimité des communautés dont ils prétendent défendre les intérêts. Dans ce marché des dupes où seuls se retrouvent les spécialistes du mercenariat et du courtage politique, même les engagements pris par les différentes parties sont rarement tenus. Que sont devenues les fameuses réserves du défunt G10 et qui étaient supposées sécuriser la minorité menacée d’extermination? Sacrifiées sur l’autel d’intérêts étroits dans la guéguerre des alliances (parfois contre nature) et des mésalliances au gré du souffle du vent. Pendant ce temps de distraction collective, le rouleau compresseur du FRODEBU et de ses milices génocidaires se referme sur les survivants du génocide et récupère tous les espaces de liberté publique dont la minorité pourrait se prévaloir. La persécution des militants anti-génocides, la simulation théâtrale de rébellions tutsi fictives pour détruire toute opposition véritable et les meurtres ciblés se comptent parmi l’arsenal prisé de cette stratégie d’endiguement. Le pouvoir judiciaire est instrumentalisé par l’exécutif pour museler et persécuter les médias et l’opposition politique pacifique.

La rupture du tissu social burundais est à la hauteur du niveau général de délabrement de l’État. La médiocrité et le nivellement par le bas sont devenus les modes de gouvernement de la nation burundaise, la corruption, l’affairisme et le trafic d’influence se sont mués en seuls moyens d’accès au pouvoir et de sa conservation. La souveraineté et la fierté nationale ont été vendues aux enchères sur les marchés régionaux et internationaux. La dépravation des mœurs, la débauche de la jeunesse par les mercenaires étrangers, la destruction du système éducatif national et l’effondrement de toutes les infrastructures socio-économiques n’empêchent pas de dormir les hommes aux commandes préoccupés davantage par la survie de leurs sièges éjectables que par l’avenir de la nation. Le sénat dont vous êtes président est rendu inopérant et a été transformé en un bac de recyclage de dignitaires en perte de crédibilité politique et sociale; les intendances des présidents déchus grèvent démesurément le budget de l’État pendant que les enseignants, les autres travailleurs et les citoyens ordinaires croupissent dans une misère incommensurable. Il serait risible, si ce n’était pas au Burundi, que des rebelles criminels rentrent et restent dans un gouvernement et dans d’autres institutions nationales auxquelles ils ont refusé l’assermentation d’allégeance.

Honorable Monsieur le Président,

Eu égards à tous ces maux qui rongent le Burundi dont nous n’avons relevé qu’une infime partie et dont nous sommes convaincus que vous êtes parfaitement conscient, AC-Génocide Canada formule les propositions et recommandations suivantes:

1.      Élaborer et promulguer dans la constitution une loi réprimant le génocide et les autres crimes contre l’humanité conformément à la législation internationale en la matière.

2.      Établir les faits et juger les criminels du génocide et les auteurs des autres crimes contre l’humanité: il sied pour ce faire de mettre fin à la culpabilisation collective et à la globalisation entretenues par les différentes affabulations sémantiques  en usage dans les sphères du pouvoir. « Pardonner, ce n’est pas oublier »; le pardon ne peut être que la conséquence « d’une vérité bien établie, de l’aveu de culpabilité et du repentir du criminel ». Le pardon ne s’accorde qu’à celui qui le demande tandis qu’il est hallucinant d’exiger des excuses de la victime et de l’innocent.

3.      Réhabiliter les victimes du génocide et des crimes contre l’humanité: assistance matérielle immédiate et sécurisation des rescapés; indemnisation et rétablissement des survivants dans leurs biens fonciers, meubles et immeubles; accompagnement psychologique et médical.

4.  Ratifier et incorporer dans le droit national tous les textes et conventions internationaux relatifs aux droits de l’homme et à la protection des minorités;

5.   Construire un monument national en mémoire des victimes du génocide;

6.  Arrêter la persécution des militants anti-génocide et les réhabiliter dans leurs droits de citoyens à part entière;

7. Juger et disqualifier les organisations et personnalités impliquées, de près ou de loin, dans les actes de génocide et autres crimes contre l’humanité;

8. Reconnaître et faire suivre immédiatement les clauses et les recommandations du rapport S/1996/682 de la commission d’enquête internationale des Nations Unies sur le Burundi;

9.  Élaborer et adopter une constitution nationale qui consacre une démocratie équitable fondée sur un processus de légitimation intra-communautaire: la logique d’« un homme, une voix » est une affabulation dangereuse dans le contexte burundais de société éclatée et où l’appartenance ethnique transcende l’adhésion aux idées. Aussi faudra-t-il que les représentants des différentes communautés nationales ne soient plus cooptés par les chefs de partis ou par les hommes au pouvoir mais obtiennent la légitimité élective par un vote intra-communautaire, de la base au sommet de l’État.

10. Incorporer dans la constitution et la loi électorale des clauses qui précisent les mécanismes d’alternance politico-ethnique au sommet de l’État. Tous les fils et toutes les filles de la nation doivent avoir les chances égales d’accéder aux plus hautes fonctions de l’État.

11. Surseoir immédiatement aux amnisties et aux libérations sans jugement des criminels accusés de génocide et de crimes contre l’humanité. Il en va de même du processus inique de blanchissage de ces criminels de droit pénal pour les faire passer pour des prisonniers politiques.

12. Élaborer et promulguer une loi constitutionnelle qui empêche la prolifération de partis politiques fictifs. Cette loi imposerait notamment aux partis politiques de présenter un projet de société pertinent, d’avoir une assise nationale et de rendre compte de leurs activités et de leur gestion aux institutions et à la communauté.

13.  Réhabiliter l’État et les valeurs éthiques dans la gestion des affaires publiques: il faudra pour cela créer, entre autres, une cour des comptes véritablement indépendante et un conseil à l’éthique pour sanctionner l’action des mandataires publics. La promotion à des postes de responsabilité publique doit être conditionnée à une preuve d’intégrité et d’éthique sociale.

14.  Nettoyer, du paysage politico-administratif burundais, les personnes compromises dans diverses malversations économiques et sociales.

15.  Réhabiliter et ériger le Sénat en un véritable contre-pouvoir du Parlement et de l’Exécutif.

16. Supprimer les avantages exorbitants accordés aux anciens chefs d’État et aux autres dignitaires déchus.

17.  Réhabiliter le citoyen et remettre en valeur les institutions protectrices de la souveraineté nationale et de l’identité nationale.

18.  Sévir sévèrement contre la dépravation des mœurs en général et la débauche de la jeunesse en particulier.

19.  Mettre fin à l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire qui musèle et persécute les médias et l’opposition politique pacifique.

20.  Traduire en justice les criminels de guerre qui se la coulent douce au sommet de l’État au lieu de faire des simulations théâtrales de rébellions tutsi fictives. Pour ce faire, il est impératif de stopper immédiatement  la chasse aux sorcières dirigée contre des citoyens honnêtes opposés au processus actuel et de remettre en liberté les enfants utilisés comme guets-apens.

21. Remettre tout le monde au travail et prendre des mesures d’urgence pour réhabiliter le système éducatif national, les infrastructures économiques et sociales. La question des enseignants et de la fuite des cerveaux doit particulièrement être au centre des préoccupations des mandataires publics au plus haut sommet de l’État.

 Honorable Monsieur le Président,

 Pour paraphraser la conclusion du discours de notre héros national au lendemain de la victoire pour l’indépendance du Burundi chèrement acquise: « Nous Vous jugerons à vos actes et notre satisfaction devrait constituer votre fierté ». En espérant que ces quelques idées trouvent auprès de vous et des autres hautes autorités nationales une oreille attentive, Veuillez agréer l’expression de notre très haute considération.

 Fait à Montréal, le 09 juillet 2004.

 Pour AC-Génocide Canada,

 Dr Épitace Nzisabira,
Président.

P.O/

Expert Iconzi,
Vice-Président.

samedi, janvier 07, 2006

LIRE ET COMPRENDRE I: C'EST PAR DE FAUSSES QUERELLES QUE LE CNDD-FDD ET SES ALLIES L’ENDORMENT L'OPINION



Commentaire des dépêches de kirimba.org : 22-28 décembre 2005.
Depuis que le génocide et le terrorisme l’ont propulsé à la tête de l’appareil étatique, le CNDD-FDD travaille jour et nuit pour confondre ceux qui doutent encore de sa vraie nature. Il alterne discours d’ouverture à tous ceux qui sont prêts à oublier son passé génocidaire et menaces sévères à l’encontre de ceux là qui trainent encore dans la voie la plus sure pour arriver au pouvoir au Burundi : la violence génocidaire. Le PALIPEHUTU est dans cette dernière catégorie.
Depuis le mois d’août (discours inaugural de Pierre Nkurunziza), le PALIPEHUTU a d’abord été invité à arrêter la guerre et à se rendre à la table des négociations. Par après, il a fait l’objet d’avertissements, puis de menaces sévères dont l’application n’aura consisté qu’à laisser ce groupe tenir à moins de 2 km de la capitale Bujumbura un « congrès » dont la date et les heures étaient bien connues du pouvoir. Les résultats dudit « congrès » ont multiplié les sujet de la rhétorique d’endormissement que le CNDD-FDD exploite savamment dans ses interviews, communiqués et autres déclarations de ses dirigeants.
Lors de la deuxième moitié du mois de décembre 2005, c’est Pierre Nkurunziza lui-même qui, en bon chef de file, a procédé à l’inauguration de cette série. En effet, lors de sa visite aux militaires de la 1ere région militaire, il a affirmé que la question du PALIPEHUTU-FNL n´était plus du seul ressort national, mais qu’elle est dormais une affaire régionale. Pour ce faire, une commission a été mise sur pied afin de mâter les velléités belliqueuses de ce mouvement, commission composée de l´Ouganda, le Rwanda, la République Démocratique du Congo et du Burundi. Cependant, la Tanzanie qui se charge depuis longtemps d’organiser des rencontres entre le gouvernement Nkurunziza et le Palipehutu, ne fait pas partie de la commission. Il est vrai qu’elle contribue elle aussi à la complication de cette équation déjà complexe, notamment en privilégiant le groupe Rwasa aux détriments de l’aile Sindayigaya, mais c’est le Ministre Karenga Ramadhan qui empire la situation .
S’il y a quelqu’un de bien informé dans le cercle politique burundais, ça doit être le Ministre ayant en charge l’information et la communication (en la personne de Ramadhan Karenga). Il ne peut donc pas ignorer le choix de du camp Rwasa par la Tanzanie. Dans ces conditions, il est intéressant de l’entendre déclarer « Nous considérons Rwasa et Sindayigaya comme des tueurs et nous devons les combattre au même pied d´égalité ». Et comme si ceci ne suffisait pas pour semer la zizanie, il ajoute « nous sommes prêts à négocier avec celui qui se présentera le premier ».
Ces déclarations contradictoires émanant de hautes autorités du CNDD-FDD suscitent des interrogations :
1. Est-ce que le cndd-fdd dispose d’une quelconque base morale pour condamner ou faire condamner son confrère le PALIPEHUTU? Il n’y a rien que les FNL font (ou ont fait) que le CNDD-FDD n’ont pas fait eux-mêmes, à moins que Karenga n’insinue que les FNL sont moins efficaces que le CNDD-FDD. En effet, s’il faut classer ces deux groupes jumeaux en prenant pour critère le nombre de victimes faites en un seul coup, le PALIPEHUTU (avec ses 161 victimes à Gatumba) occupe une deuxième place loin derrière l’imbattable CNDD-FDD (avec ses 384 victimes en une nuit à Bugendana). On ne devrait jamais oublier que c’est pour cette force de frappe génocidaire que le CNDD-FDD sera invité à entrer au gouvernement avant qu’on lui laisse occuper toute la place. C’est peut-être pour les mêmes raisons que le gouvernement tanzanien qui se charge d’organiser les rencontres entre le gouvernement Nkurunziza et le Palipehutu privilégie le groupe Rwasa dont les hauts faits incluent (mais ne se limitent pas au) des massacre d’un certain nombre d’occidentaux dont un britannique, un canadien, un Nonce Apostolique, etc.
2. Compte tenu du rôle qu’a toujours joué la Tanzanie dans l’entretien des groupes terroristes attaquant le Burundi, quelle solution peut-on attendre d’une commission dont elle ne fait pas partie la Tanzanie?
3. Qui peut penser une seule seconde que la région va décider finalement une action quelconque contre le PALIPEHUTU, du moment que ce sont les mêmes acteurs, à savoir, les Chefs d’Etats de la sous-région qui avaient condamner le groupe après l’hécatombe de Gatumba, le taxant à juste titre de mouvement terroriste mais sans jamais entreprendre quoi que ce soit pour arrêter ses leaders ou geler les fonds de ce groupe comme cela se fait dans pareilles cas ?
4. Qui croit encore que le CNDD-FDD demande sincèrement que son parent naturel et allié d’hier, le PALIPEHUTU, soit mâté?
En definitive :
a) Qu’il y ait ou pas deux ailes au sein du PALIPEHUTU, elles procèdent toutes d’une même logique génocidaire. Apres tout, que ce soit le FNL, le FDD, le CNDD, le FRODEBU, etc; il ne faut jamais oublier que tous émanent de l’UBU (Umugambwe w’Abakozi b’i Burundi) ou Parti dit des Travailleurs du Burundi, un groupe soi-disant marxiste mais dont l’application des principes marxistes se limitera au génocide des Tutsi du burundi en 1973. En outre, la relation entre ce dernier et le CNDD-FDD va s’éclairant. En effet, même si le groupe dit “aile Sindayigaya” nie l’existence de très bonnes relations qu’il entretient avec le CNDD-FDD, cette négation s’accorde mal avec sa reconnaissance de la « légitimité » du régime Nkurunziza avec lequel il est pourtant prêt à entreprendre des « négociations sans conditions ».
b) Tout ce sophisme de Nkurunziza et Karenga ne vise qu’à masquer le vrai dessein du CNDD-FDD au pouvoir au Burundi : l’association par étapes du PALIPEHUTU dans le partage du butin du combat génocidaire qu’ils ont mené côte à côte.

jeudi, décembre 29, 2005

STATUTS DE L'AC-GÉNOCIDE CANADA


ASSOCIATION BURUNDAISE DE LUTTE CONTRE LE GÉNOCIDE

AC-GÉNOCIDE CANADA

 

STATUTS


PRÉAMBULE

Nous, membres de l’AC-Génocide Canada, réunis en Assemblée Générale ce 23 août 2003,

 

·         Considérant que rien ne peut justifier le génocide,

 

·         Considérant les actes de génocide qui ont été dirigés à plusieurs reprises contre la minorité Tutsi du Burundi en 1965, 1972, 1988, 1991, 1993 et qui se perpétuent jusqu’à nos jours par des extrémistes Hutu,

 

·         Considérant les multiples massacres perpétrés contre des membres de l’ethnie Hutu opposés à la logique génocidaire,

 

·         Considérant que le génocide qui s’abat sur le Burundi s’inscrit dans une logique globale d’exterminer les Tutsi dans la sous-région des Grands Lacs Africains et que ce plan macabre a conduit à plus d’un million de morts en moins de quatre semaines en 1994 au Rwanda,

 

·         Vu la situation désastreuse, tant matérielle que psychologique, dans laquelle vivent les rescapés du génocide de 1993,

 

·         Étant donné les actes de génocides commis par le parti FRODEBU contre la minorité Tutsi et reconnu comme tel dans le rapport n0 S/1996/682 de la Commission Internationale d’enquête mandatée par le Conseil de Sécurité  des Nations Unies en 1996, laquelle a établi que le partie FRODEBU  a organisé un génocide des Tutsi du Burundi en Octobre 1993,

 

·         Compte tenu des manquements graves de l’État du Burundi à identifier les auteurs du génocide et à promulguer des lois répressives contre ce mal absolu,

 

·         Considérant les conventions internationales en rapport avec le génocide et les crimes contre l’humanité,

 

·         Convaincus que le droit à la vie est inhérent à tout être humain, que personne ne doit en être arbitrairement privé et que, par conséquent, il est un impératif majeur pour toute personne de combattre l’idéologie de génocide partout où elle se déclare,

·         Tenant compte de la convention internationale sur la prévention et la répression du crime de génocide (Résolution 260 A (III) du 9 décembre 1948),

 

·         Considérant également la convention internationale sur l’imprescriptibilité des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité (Résolution S/RES/2391 (XXIII) du 26 novembre 1968,

 

·         En solidarité avec toutes les associations de lutte contre le génocide et les crimes contre l’humanité,

 

·         En nous référant aux statuts de l’Association burundaise de lutte contre le génocide, AC-Génocide Cirimoso, basée à Bujumbura et en étroite collaboration avec celle-ci,

 

·         En conformité avec les lois et règlements du Canada régissant les Organismes Sans But Lucratifs,

 

Amendons les Statuts de l’AC-Génocide Canada adoptés le 19 mai 2001 et décidons ce qui suit:

 

TITRE PREMIER: DE LA DÉNOMINATION ET DU SIÈGE SOCIAL

 

Article 1:

Il est créé une organisation sans but lucratif dénommée Association burundaise de lutte contre le Génocide, AC-Génocide Canada, en Sigle.

 

Article 2:

Le siège social de l’Association est à Montréal. Il peut être transféré en toute autre localité du Canada sur décision de l’Assemblée Générale.

 

Article 3:

Des antennes régionales peuvent être créées dans d’autres villes du Canada sur approbation du Conseil d’Administration.

 

TITRE DEUXIÈME: DES OBJECTIFS DE L’ASSOCIATION

 

Article 4 :

Informer et sensibiliser la Communauté Internationale, en général, et le peuple canadien, en particulier, sur le danger de génocide qui s’abat sur la minorité Tutsi du Burundi et de la sous-région des Pays des Grands Lacs Africains (Burundi, Congo, Rwanda), de même que les multiples massacres perpétrés contre les membres de l’ethnie Hutu opposé à ce mal absolu.

Article 5:

Assister matériellement et moralement les rescapés du génocide qui vivent dans des camps de déplacés dans des conditions extrêmement pitoyables depuis 1993.

 

Article 6:

Assister juridiquement les victimes du génocide et leurs ayants-droits, en payant notamment les frais d’avocats et de déplacement des victimes vers les tribunaux.

 

Article 7:

Aider à concevoir un système socio-politique et législatif adéquat pour le Burundi et pouvant faire de celui-ci un État de droit et de justice où seront bannis à jamais les actes de génocide et tout autre crime contre l’humanité.

 

TITRE TROISIÈME : DES MEMBRES

Article 8:

Est membre de l’Association toute personne physique ou morale, sans distinction de nationalité, d’appartenance ethnique, raciale, religieuse, régionale ou autre, désireuse d’œuvrer pour la réalisation des objectifs dans les présents Statuts, qui y souscrit et se conforme au Règlement d’Ordre Intérieur qui en découle.

 

Article 9:

L’Association admet trois catégories de membres: les membres effectifs, les membres sympathisants et les membres d’honneur.

 

Article 10:

Sont membres effectifs les membres fondateurs de l’Association ainsi que toutes les personnes physiques qui le demandent et remplissent, par la suite, les conditions définies par les présents Statuts et le Règlement d’Ordre Intérieur.

 

Article 11:

Est admis comme membre sympathisant toute personne physique qui le demande et ayant manifesté par un geste concret son soutien aux objectifs poursuivis par l’Association.

 

Article 12:

Est admis comme membre d’honneur toute personne physique ou morale ayant contribué de manière remarquable à la réalisation des objectifs de l’Association ou ayant mérité de façon évidente une reconnaissance toute spéciale de la part de l’Association.

 

 

Article 13:

La qualité de membre effectif s’acquiert par l’admission du requérant par l’Assemblée Générale. Les membres sympathisants ainsi que les membres d’honneur sont proposés par le Conseil d’Administration et admis par l’Assemblée Générale par acclamation.

 

TITRE QUATRIÈME: DES DROITS ET DEVOIRS DES MEMBRES

 

Article 14:

Seuls les membres effectifs ont le droit d’élire et d’être élus aux différents organes de l’Association.

 

Article 15:

Les membres sympathisants et les membres d’honneur ont le droit de participer à toutes les réunions de l’Assemblée Générale mais ils ne peuvent, ni prendre part aux décisions, ni se faire élire.

 

Article 16:

Tout membre a le droit de participer à toutes les activités inscrites au programme de l’Association.

 

Article 17:

Tout membre a le devoir de:

·         Mener une lutte pacifique sans merci contre l’idéologie du génocide sous toutes ses formes,

·         Œuvrer en toutes circonstances à la réalisation des objectifs de l’Association,

·         Participer régulièrement et activement aux réunions et autres activités organisées par l’Association,

·         S’acquitter régulièrement de sa cotisation.

 

Article 18:

Tout manquement d’un membre aux obligations mentionnées à l’article précédent l’expose aux sanctions prévues par le Règlement d’Ordre Intérieur de l’Association.

 

 


TITRE CINQUIÈME: DES ORGANES DE L’ASSOCIATION

Article 19:

Les instances de l’Association sont: l’Assemblée Générale, le Conseil d’Administration et le Vérificateur Externe.

 

Article 20:

L’Assemblée Générale est l’organe suprême de l’Association. Sa délibération est requise pour toute question importante concernant l’Association: la modification des Statuts et du Règlement d’Ordre Intérieur, la révocation d’un ou des membres du Conseil d’Administration,  l’approbation des budgets et la dissolution de l’Association.

 

Article 21:

Le Conseil d’Administration est composé de huit membres : les  quatre membres du Comité Exécutif, les trois membres du Comité de Surveillance et un représentant des       organismes affiliés.

 

Le mandat du Conseil d’Administration est de deux ans renouvelable une seule fois.

 

Article 22:

Le Comité Exécutif est composé de quatre membres: un président, un vice-président, un secrétaire et un trésorier.

 

Article 23 :

Tous les membres du Comité Exécutif sont élus, lors d’un vote secret, par l’Assemblée Générale à la majorité simple des voix exprimées.

 

Article 24:

Le Comité de Surveillance est composé de deux vérificateurs internes et d'un conseiller à l'éthique élus par l'Assemblée Générale à la suite d'un vote secret. Ils sont chargés de la vérification des comptes, de la surveillance de l'exécution du programme et du respect       des textes réglementaires. Ils soumettent leurs observations et rapport de vérification au Comité Exécutif et font rapport à l’Assemblée Générale sur une base trimestrielle et annuelle.

 

Article 25:

L’Assemblée Générale ordinaire se réunit une fois par trimestre, sur convocation du Président ou de son Vice-Président. Le quorum requis pour la prise des décisions est la majorité absolue des membres effectifs.

 

 

Article 26:

Des Assemblées Générales extraordinaires peuvent être tenues toutes les fois que l’intérêt de l’Association l’exige. Elles sont convoquées par le Président à son initiative, en concertation avec les autres membres du Conseil d’Administration ou sur demande expresse lui adressée par écrit par au moins 1/3 des membres effectifs de l’Association. Les décisions d’une Assemblée Générale extraordinaire sont également prises par la majorité absolue des membres effectifs.

 

TITRE SIXIÈME: DES RESSOURCES

 

Article 27:

Les ressources de l’Association proviennent:

·         Des cotisations des membres,

·         Des recettes générées par les diverses activités initiées par l’Association,

·         Des dons et libéralités provenant des associations poursuivant des objectifs similaires,

·         De toute autre source acceptée par le Conseil d’Administration.

 

TITRE SEPTIÈME: DES DISPOSITIONS FINALES

 

Article 28:

La dissolution de l’Association ne peut être décidée que lors d’une Assemblée Générale Extraordinaire convoquée à cette fin et par vote secret d’au moins ¾ des membres ayant le droit de vote.

 

Article 29:

En cas de dissolution, l’actif, après apurement du passif, sera légué à toute personne morale ou aux personnes morales, de droit public ou privé, dont les objectifs se rapprochent le plus de ceux de l’Association dissoute.

 

Article 30:
Pour tout ce qui n’est prévu, ni dans les présents Statuts, ni dans le Règlement d’Ordre Intérieur, l’Association se réfère aux usages en la matière.

Article 31:

Les présents Statuts entrent en vigueur à la date de leur adoption par l’Assemblée Générale.

 

 


Fait à Montréal, le 06/ 09/ 2003.

P.O/ Président du Conseil d’Administration:  
M. Epitace NZISABIRA (sé)

P.O /Porte-parole du Comité de Surveillance:     
M. Michel SAYUMWE (sé)