Organisme sans but lucratif agréé depuis le 04 octobre 2002.
mardi, avril 25, 2017
vendredi, avril 21, 2017
MEMORANDUM SUR LA SITUATION QUI PREVAUT AU BURUNDI
ASSOCIATION POUR LA LUTTE
CONTRE LE GÉNOCIDE
« A.C. GÉNOCIDE –
CIRIMOSO »
============================== ============================== =======
APPEL AU SECOURS ET A LA
JUSTICE INTERNATIONALE :
Mémorandum sur la situation qui
prévaut au Burundi
« Il ne peut y avoir de paix durable sans justice, [sans] la poursuite et la condamnation de
ceux qui ont perpétré le génocide, [y
compris] Ratko Mladic qui a présidé aux tueries et reste libre » (Extrait
d’un message que M. Barack H. Obama,
ex-Président des Etats-Unis d’Amérique, a livré lors du vingtième
anniversaire des massacres de Srebrenica).
***
Introduction
En cette date du 21 avril 2017, le
Comité Exécutif de l’Association pour la Lutte contre le Génocide (« A.C.
GÉNOCIDE – CIRIMOSO »), porte à la connaissance du Peuple Burundais et de
la Communauté Internationale ce qui suit :
1.- Il prévaut aujourd’hui au
Burundi une situation générale d’insécurité (assassinats, enlèvements,
disparitions forcées, détentions arbitraires, cas de torture, etc.) comme le
confirme le Rapport (S/2017/165) du Secrétaire
Général de l’ONU sur le Burundi, daté du 23 février 2017. En conséquence, des
centaines de milliers de Burundais vivent dans la misère des camps de réfugiés à l’étranger ou dans la précarité
de ce qui est conventionnellement et pudiquement appelé des « sites pour
les personnes déplacées internes (PDI) ».
2.- Les Imbonerakure, milice des jeunes affiliée au parti CNDD-FDD au
pouvoir, en collaboration avec certains agents de la Police Nationale du
Burundi (PNB) et du Service National de Renseignement (SNR), quadrillent tout
le territoire burundais et surveillent avec une attention particulière les
camps des rescapés tutsi du génocide d’octobre 1993, déclenché au Burundi un
peu moins de six mois avant le génocide d’avril 1994 dont l’objectif était
l’extermination des Tutsi au Rwanda.
3.1.- Les PDI survivant dans ces
sites sont aujourd’hui plus que jamais ciblés, persécutés, tués et/ou éparpillés.
Victimes d’une politique gouvernementale de la carotte et du bâton, ils sont forcés
par l’administration locale, la police et les Imbonerakure de « rentrer chez eux parce que la paix,
disent-ils, est revenue à travers tout le pays », pendant que leurs anciens
bourreaux les attendent dans les mêmes localités d’origine qu’ils ont dû fuir à
partir du 21 octobre 1993.
3.2.- L’objectif négationniste du
gouvernement en place est de démanteler ou liquider progressivement l’ensemble
des sites des rescapés, qui sont, encore aujourd’hui, autant d’éléments de
preuve irréfutables des crimes de génocide commis à travers le Burundi depuis
octobre 1993.
I.-
Les faits exemplaires
1.- Il est opportun de rappeler
qu’il y a un peu plus de 20 ans, quelque 98 ouvriers et agents de
l’administration de l’usine de thé située à Teza (en province de Muramvya)
furent massacrés le 03 juillet 1996 par les « bandes armées » du CNDD
(plus tard dénommé CNDD-FDD). Dans leur très grande majorité, les victimes
étaient des Tutsi, d’après les témoignages de l’époque qui ajoutent que
l’attaque des mêmes « assaillants » visait également un camp de
déplacés tutsis.
2.- Rappelons aussi qu’à la même
époque, 648 Tutsis rescapés du génocide d’octobre 1993 furent exterminés le 21
juillet 1996 par les « rebelles » du CNDD-FDD dans le site des
déplacés de Bugendana (en province de Gitega) où ils croyaient avoir trouvé
refuge.
3.- En outre, nous nous acquittons de
notre devoir de mémoire et nous rendons hommage aux quelque 166 réfugiés
Congolais Banyamulenge massacrés et plus de 100 autres blessés le 13
août 2004 à Gatumba (localité frontalière entre le Burundi et la R.D. du
Congo), victimes des « bandes armées » du Palipehutu-FNL dirigées, entre
autres, par Agathon Rwasa et Pasteur Habimana. A l’époque, ce dernier
revendiqua ces actes à caractère génocidaire qui ciblaient les Tutsi Congolais
ayant fui la guerre qui ravageait le Sud-Kivu et qui croyaient avoir enfin
trouvé une terre d’asile dans notre pays. Aujourd’hui, MM. Rwasa et Habimana ne
sont inquiétés par personne et se trouvent même haut placés dans l’appareil de
l’Etat Burundais.
II.-
Notre point de vue en général
1.- L’« A.C. GÉNOCIDE –
CIRIMOSO » ne se lassera pas de mettre en garde les adeptes du raccourci
de la réconciliation sans justice, puisque tout crime de génocide qui reste
impuni est destiné à se répéter ou à se perpétuer sous d’autres formes de
crimes contre l’humanité et que le devoir de justice est tout aussi --- ou
sinon plus important que le devoir de mémoire.
2.-
Après l’échec dû à la mise en application sélective et discriminatoire de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la
Réconciliation au Burundi (28 août 2000), ci-après désigné par Arusha-I, les
survivants de 1993, les opposants politiques et autres dissidents prennent massivement
le chemin de l’exil comme en 2015. En même temps, on assiste à des opérations
de nettoyage ethnique au sein des Forces de Défense Nationale (FDN) et de la
Police Nationale du Burundi (PNB) ciblant les militaires et policiers tutsi,
pratiquement à tous les échelons de la hiérarchie des deux corps.
3.- Cette situation de conflit
politico-ethnique est également caractérisée par l’absence de libertés
publiques, dont notamment la liberté d’expression suite à la destruction
quasi-totale des médias indépendants. Dans ces conditions, l’espace de liberté
qui reste est, de facto, occupé de
manière prédominante par les organes d’expression d’un Etat à régime de parti
unique. La plupart des médias sont devenus des porte-voix d’un confusionnisme
et d’un négationnisme éhontés face aux différentes crises qui ont ravagé la
société burundaise depuis les 50 dernières années.
4.- Le contexte politico-sécuritaire
actuel ne permet pas de faire auprès de la Commission « Vérité et
Réconciliation » (CVR) des dépositions relatives aux crimes du passé (1962-2008)
et aux souffrances endurées par les survivants. A titre d’exemple, en effet, bon
nombre des bourreaux de 1993 et des années qui ont suivi tiennent aujourd’hui
les rênes du pouvoir.
III.-
Face aux solutions actuelles
1.- Les pourparlers d’ARUSHA-II
Les nouvelles tractations en cours à
Arusha (Tanzanie), qui sont déjà baptisées Arusha-II,
peuvent déboucher sur des décisions politiques que personne ne peut prévoir
mais il est sûr qu’Arusha-II a lieu
aujourd’hui parce qu’Arusha-I a
échoué notamment en ce qui concerne les mécanismes de justice transitionnelle
qui devaient être mis en marche aussitôt après l’année 2000.
Certains participants aux
tractations d’Arusha-II prétendent
encore une fois représenter les intérêts de leur communauté d’origine (hutu,
tutsi ou twa) mais on peut se demander combien parmi eux ont la lucidité et le
courage d’inscrire à leur agenda la question de la poursuite judiciaire des
personnes responsables des crimes les plus graves (crimes de génocide, crimes
de guerre et autres crimes contre l’humanité) qui ont ravagé la société
burundaise depuis 1962.
2.- Les activités de la CVR
L’évolution de la crise actuelle est
illustrée par la consécration de l’impunité et la fuite en avant du
Gouvernement du Burundi qui, par la loi n° 1/14 du 18 octobre 2016 promulguée
par le Président Pierre Nkurunziza, a décidé de se retirer du Traité de Rome
instituant la Cour Pénale Internationale (CPI), qui a son siège à La Haye.
La Commission pour la Vérité et la
Réconciliation au Burundi (CVR), quant à elle, est chargée par son employeur,
le Gouvernement du Burundi, d’ « [e]nquêter et établir la vérité sur les
violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire
commises durant la période allant de la date de l’indépendance le 1er juillet
1962 au 4 décembre 2008, date de la fin de la belligérance. La Commission prend
en compte la gravité et le caractère systématique et collectif des
violations ».
2.1.- En plus des auditions des témoins des différentes
crises qui ont endeuillé le pays de 1962 à 2008 et de la recherche documentaire
sur la même période, la CVR vient récemment d’inaugurer les travaux dont les
objectifs sont d’« identifier et
cartographier les fosses communes et tout autre endroit d’enterrement non
reconnu par la loi, prendre les mesures nécessaires à leur protection, procéder
à l’exhumation éventuelle des corps aux fins d’un enterrement digne. »
2.2.- Il faut toutefois
remarquer que le volet « justice » ne figure pas dans le cahier de charges
de la CVR. Le Gouvernement, qui a mandaté la Commission, prétend privilégier la
réconciliation et la « justice sociale » par rapport à la justice
pénale au même moment où certaines autorités politiques et administratives,
par leurs discours, attisent la haine ethnique dans la population. Et que dire
des activités de « gestion des
fosses communes » qui s’inscrivent dans un climat social aussi
délétère ?
2.3.- Le contexte
politico-sécuritaire actuel ne permet pas non plus de faire des dépositions
auprès de la CVR, bon nombre de bourreaux de 1993 et des années qui ont suivi
tenant aujourd’hui les rênes du pouvoir. Il n’est donc pas surprenant que certains
des témoins qui ont, de bonne foi, fait des dépositions relatives aux « événements »
tragiques du passé aient déjà été persécutés malgré l’existence d’une loi
théoriquement destinée à garantir la protection à ces mêmes témoins.
2.4.- En fin de compte, comme le dit si bien la maxime, une justice trop tardive équivaut à un déni
de justice. Les diverses manœuvres ayant pour but d’ajourner sine die la mise en place d’un Tribunal
Pénal International pour le Burundi tel que prévu par Arusha-I signifieraient-elles que la classe politique en général,
et le Gouvernement en particulier, est fondamentalement incapable de protéger
la société burundaise contre la tentation de vengeance privée ?
Par ailleurs, certains crimes que la
CVR est chargée d’examiner relèvent en
réalité d’une compétence judiciaire internationale. A titre d’exemple et sans
équivoque possible, la Commission Internationale d’Enquête mandatée par le
Conseil de Sécurité de l’ONU, « [a]yant
conclu que des actes de génocide ont été perpétrés contre la minorité tutsie au
Burundi en octobre 1993, [elle] est d'avis qu'une compétence internationale
doit s'exercer à l'égard de ces actes. » (Rapport n° S/1996/682 publié
le 22-08-1996, §496).
Enfin, la CVR souffre de handicaps
« congénitaux » qui ne peuvent pas garantir sa neutralité
supposée : (a) il y a eu un manque flagrant de consensus national notamment par rapport à
sa composition et à son entérinement par une Assemblée Nationale et un
Sénat pratiquement monopartisans ; (b) certains de ses membres ayant été affectés
personnellement par les crimes qu’ils ont la mission d’investiguer, ne
serait-il pas naïf d’attendre et d’exiger d’eux impartialité et neutralité ?
Conclusions
et recommandations
Eu égard à ce qui précède, l’Association
pour la Lutte contre le Génocide (« A.C. GÉNOCIDE–CIRIMOSO »)
considère qu’une véritable sortie de crise pour le Burundi ne sera possible que
grâce à l’action d’une commission d’enquête judiciaire internationale, neutre
et indépendante, mandatée pour la recherche de la vérité, la justice et
la réconciliation (CVJR), habilitée à
saisir le Tribunal Pénal International pour le Burundi conformément à l’esprit
des recommandations du Rapport S/1996/682
de la Commission Internationale d’Enquête sur le Burundi mandatée par le
Conseil de Sécurité de l’ONU et au prescrit de l’ Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi (28 août
2000).
L’Association pour la Lutte contre
le Génocide (« A.C. GÉNOCIDE – CIRIMOSO ») demande donc à la
Communauté Internationale représentée notamment par l’Organisation des Nations
Unies (ONU), l’Union Africaine (UA), la Communauté Est-Africaine (CEA), l’Union
Européenne (UE) de mettre en œuvre et en
temps utile toutes les mesures destinées à enrayer la machine de mort
qui continue à broyer le Peuple Burundais à cause du déni de justice et de
l’impunité.
L’Association pour la Lutte contre
le Génocide (« A.C. GÉNOCIDE – CIRIMOSO ») estime que les querelles
byzantines dans les instances de décisions ne profiteront qu’aux criminels
contre l’humanité et aux négationnistes : il ne faudra donc pas se
précipiter avec beaucoup de larmes et quelques seaux d’eau pour éteindre la Maison
Burundaise déjà en cendres et en fumée alors qu’on n’a rien fait en temps
utile, sous le prétexte du respect de la souveraineté
nationale des Etats. Nous voudrions rappeler que la responsabilité de protéger les
citoyens, les réfugiés, les déplacés, etc.,
implique que « la souveraineté nationale » ne peut en aucun
cas être invoquée pour persécuter, massacrer ou exterminer des populations à huis clos.
L’« A.C. GÉNOCIDE–CIRIMOSO »
demande encore de manière insistante à la Communauté Internationale ce qui
suit :
1.-
Prendre des mesures pour faire respecter les dispositions visant la protection
des populations civiles contenues dans la Convention
relative au statut des réfugiés (Genève, 28-07-1951) et dans la Convention relative à la protection des personnes déplacées internes (Kampala,
octobre 2009).
2.- Prendre des mesures pour faire respecter
la Convention pour la prévention et la
répression du crime de génocide (Paris, 09-12-1948).
3.- Mettre
sur pied une Commission Internationale d’Enquête Judiciaire chargée
d’identifier les responsables présumés des crimes de génocide, crimes de guerre
et crimes contre l’humanité commis au Burundi à partir du 21 octobre 1993, y
compris le crime abominable perpétré à Gatumba en août 2004 contre les réfugiés
Congolais Banyamulenge, afin que ces personnes soient enfin traduites devant un
Tribunal Pénal International chargé de les juger de manière indépendante et
impartiale.
4.-
Mettre sur pied une Commission Internationale d’Enquête Judiciaire mandatée
pour mener des investigations et un Tribunal Pénal International pour qualifier
et juger les crimes les plus graves commis au Burundi depuis l’indépendance
jusqu’en octobre 1993.
5.-
Appuyer de manière concrète la Cour Pénale Internationale (C.P.I.) dans sa
mission de poursuite judiciaire de toutes les personnes qui, au cours de la
crise actuelle, ont commis ou auront commis des crimes de génocide, des crimes
de guerre et d’autres crimes contre l’humanité.
Fait à Toronto, le 21 avril 2017
Pour l’« A.C. GÉNOCIDE –
CIRIMOSO
[Signé]
Emmanuel NKURUNZIZA,
Secrétaire
d’AC GÉNOCIDE CANADA
mercredi, décembre 09, 2015
COMMUNIQUE DE PRESSE D'AC GENOCIDE CIRIMOSO A L'OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES VICTIMES DU GENOCIDE
A l'occasion de la "Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime", AC GÉNOCIDE CIRIMOSO a sorti un communiquse joint à l'humanité entière pour s'incliner devant la mémoire des victimes.AC GÉNOCIDE CIRIMOSO tient à rappeler que la commémoration de cette année intervient au moment où l'impunité du génocide reste totale au Burundi et que ce crime s'y poursuit parallèlement à d'autres crimes abominables.
AC GÉNOCIDE CIRIMOSO saisit cette occasion pour dénoncer avec la dernière énergie la passivité de la Communauté Internationale devant l'impunité du crime de génocide au Burundi, passivité qui a mené à l’accession au pouvoir d’une formation reconnue par l’ONU comme faisant partie du réseau génocidaire de la sous-région des Grands Lacs : le CNDD-FDD est lié aux Interahamwe et aux ex-FAR par des accords de coopération visant à poursuivre le crime des crimes au Burundi et au Rwanda ( Rapport S/1998/777, pages 46-58, et Appendices II-V).
AC GÉNOCIDE CIRIMOSO demande à l'ONU de mettre fin à cette situation atypique du Burundi où, malgré les conclusions de la Commission d'Enquête Internationale des Nations Unies qui a établi qu'il y a eu génocide contre les tutsi du Burundi en octobre 1993 et dans les jours qui ont suivi (S/1996/682, paragraphes 483-500), personne n'a jamais été jugé ni arrêté pour ce crime.
AC GÉNOCIDE CIRIMOSO demande à l'ONU de mettre sur pied dans les meilleurs délais un Tribunal Spécial pour le Burundi conformément aux conclusions et recommandations du Rapport no S/1996/682 de la Commission d'Enquête Internationale des Nations Unies pour le Burundi.
AC GÉNOCIDE CIRIMOSO saisit cette occasion pour réitérer sa fidélité au devoir de mémoire, à la lutte contre l'impunité du crime de génocide, à la lutte préventive, et au devoir d'alerte.
Fait à Toronto, le 9 décembre 2015,
Pour AC GENOCIDE CIRIMOSO,
Emmanuel Nkurunziza
samedi, novembre 28, 2015
RADIO CANADA INTERVIEWE LE SECRETAIRE DE L'AC GENOCIDE CANADA AU SUJET DES REFUGIES
Le génocide impuni perpétré contre les Tutsi du Burundi en octobre 1993 était à la une du Téléjournal Ontario de ce 28 novembre 2015.
Alors que le Canada est occupé à accueillir, dans un élan humanitaire sans égal, des milliers et des milliers de réfugiés fuyant la guerre en Syrie, Radio Canada a tendu le micro aux activistes oeuvrant dans le domaine des droits des réfugiés pour receuillir leurs avis.
C'est dans ce cadre que les journalistes de ce médium public ont interviewé Emmanuel Nkurunziza, le Secrétaire de l'Association canadienne de lutte contre le génocide, AC Génocide Canada, une branche de l'AC Génocide CIRIMOSO basée à Bujumbura en République du Burundi.
dimanche, mai 31, 2015
AC GENOCIDE CANADA MANIFESTE CONTRE LA PERENISATION DU POUVOIR DES GENOCIDAIRES
Intervention du Sécrétaire Général de l'AC Génocide Canada à Ottawa le 25 avril 2015 à l'occasion d'une manifestation de la Communauté Burundaise du Canada.
Pour le public et la presse conditionnés par le régime en place à Bujumbura, c'était la 1ère Manifestation contre le 3e mandat de Pierre Nkurunziza.
Pour AC Génocide Canada, il s'agissait d'une nième manifestation contre la présence et la pérennisation au pouvoir, des terroristes genocidaires du CNDD-FDD.
dimanche, avril 19, 2015
COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI DU BURUNDI DE 1972
L’Association Canadienne de lutte contre le génocide, AC-Génocide Canada, vous invite à une journée commémorative qu'elle organise à Montréal le samedi 02 mai 2015 pour marquer le 43ème anniversaire du génocide perpétré contre les tutsi du Burundi en 1972 par l’organisation UBU (Umugambwe w'Abakozi b'Uburundi/ Parti des Travailleurs du Burundi).
L'édition 2015 de cette commémoration se tiendra à l'Église Saint Simon Apôtre, sise au 145 Rue Beauharnois.
Elle débutera à 15h00 par une messe en mémoire des victimes de cette tragédie.
A partir de 16h00 heures, il y aura une conférence sur le thème Témoigner pour faire échec au Négationnisme, suivie d'une réception.
A vous tous qui cherchez la vérité sur ce qui s'est passé au Burundi en ce printemps de 1972;
A toutes les personnes qui portent à coeur les valeurs de justice;
Indépendamment de vos origines, de votre appartenance politique, dénominationnelle ou autre;
AC GENOCIDE CANADA vous souhaite la bienvenue.
Fait à Toronto, le 17 avril 2015
Pour AC Génocide Canada
Emmanuel Nkurunziza
AC GENOCIDE CANADA:Association de lutte contre le génocide
Organisme sans but lucratif agréé depuis le 04 octobre 2002 sous le numéro matricule 1161070645
lundi, mars 30, 2015
AC GENOCIDE CANADA ALERTE SUR LA PREPARATION EN COURS D'UN GENOCIDE CONTRE LES TUTSI
Monsieur le Premier Ministre,
Nous avons l'honneur de nous adresser à votre très haute autorité pour vous faire part de notre profonde préoccupation face aux préparatifs très avancés d'un nouveau génocide contre la communauté tutsi du Burundi, tel que constaté dans le document ci-joint (1); et de vous demander de prendre des mesures appropriées.
Monsieur le Premier Ministre,
L'indifférence actuelle de la communauté internationale dont le Canada est l'un des leaders incontestés, est d'autant plus préoccupante qu'elle s'ajoute à l'absence prolongée de suivi sur un autre génocide sans équivoque commis sur les Tutsi du Burundi tel qu'établi par la Commission d'Enquête de l'ONU dont le rapport S/1996/682 qui a recommandé, entre autres choses, un Tribunal Pénal International pour le Burundi.
Nous estimons ainsi que ce cri d'alerte servira de rappel aux demandes incessantes de notre organisation visant à mettre fin au cas atypique du Burundi, un pays où les Nations Unies et le reste de la communauté internationale ont été piégés, instaurant une Chambre Spéciale au sein du système judiciaire national et dont certains juges seront nommés par le régime du CNDD-FDD. Tout ceci se passe au moment où il est de notoriété publique que le parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, est non seulement un rejeton de la même l'organisation qui a perpétré le génocide contre les Tutsi en octobre 1993, mais aussi a été reconnu par une autre Commission d'Enquête des Nations Unies ( S / 1998/777) comme faisant partie d'un réseau génocidaire opérant dans la région des Grands Lacs est-africains, en tandem avec les ex-FAR et les milices Interahamwe.
Nous espérons que vous avez compris que
(a)pour avoir permis à des génocidaires déjà identifiés à accéder au pouvoir, c'est la communauté internationale qui a enhardi le parti CNDD-FDD à tel point qu'il ose préparer un nouveau génocide contre les Tutsi au mépris du droit international; et
(b) il est grand temps que vous tiriez la conclusion qui s'impose, à savoir, mettre fin au plan génocidaire en préparation au Burundi.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de notre très haute considération.
Emmanuel Nkurunziza,
Secrétaire d'AC Génocide Canada,
Téléphone: 1 866 719 3878 (sans frais)
1 647 719 8479 (mobile)
(1) Note sur la préparation en cours d'un génocide contre les Tutsi du Burundi
Nous avons l'honneur de nous adresser à votre très haute autorité pour vous faire part de notre profonde préoccupation face aux préparatifs très avancés d'un nouveau génocide contre la communauté tutsi du Burundi, tel que constaté dans le document ci-joint (1); et de vous demander de prendre des mesures appropriées.
Monsieur le Premier Ministre,
L'indifférence actuelle de la communauté internationale dont le Canada est l'un des leaders incontestés, est d'autant plus préoccupante qu'elle s'ajoute à l'absence prolongée de suivi sur un autre génocide sans équivoque commis sur les Tutsi du Burundi tel qu'établi par la Commission d'Enquête de l'ONU dont le rapport S/1996/682 qui a recommandé, entre autres choses, un Tribunal Pénal International pour le Burundi.
Nous estimons ainsi que ce cri d'alerte servira de rappel aux demandes incessantes de notre organisation visant à mettre fin au cas atypique du Burundi, un pays où les Nations Unies et le reste de la communauté internationale ont été piégés, instaurant une Chambre Spéciale au sein du système judiciaire national et dont certains juges seront nommés par le régime du CNDD-FDD. Tout ceci se passe au moment où il est de notoriété publique que le parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, est non seulement un rejeton de la même l'organisation qui a perpétré le génocide contre les Tutsi en octobre 1993, mais aussi a été reconnu par une autre Commission d'Enquête des Nations Unies ( S / 1998/777) comme faisant partie d'un réseau génocidaire opérant dans la région des Grands Lacs est-africains, en tandem avec les ex-FAR et les milices Interahamwe.
Nous espérons que vous avez compris que
(a)pour avoir permis à des génocidaires déjà identifiés à accéder au pouvoir, c'est la communauté internationale qui a enhardi le parti CNDD-FDD à tel point qu'il ose préparer un nouveau génocide contre les Tutsi au mépris du droit international; et
(b) il est grand temps que vous tiriez la conclusion qui s'impose, à savoir, mettre fin au plan génocidaire en préparation au Burundi.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de notre très haute considération.
Emmanuel Nkurunziza,
Secrétaire d'AC Génocide Canada,
Téléphone: 1 866 719 3878 (sans frais)
1 647 719 8479 (mobile)
(1) Note sur la préparation en cours d'un génocide contre les Tutsi du Burundi
UN NOUVEAU GENOCIDE EN PREPARATION CONTRE LES
BATUTSI AU BURUNDI
Les Tutsi du Burundi et du Rwanda font l’objet, depuis plus d’un
demi-siècle, de génocides cycliques et récurrents qui ont déjà fait des millions de morts et qui
semblent loin de s’arrêter. Au Burundi, les responsables hutus au pouvoir à
Bujumbura préparent activement une nième récidive qu’ils considèrent comme la
dernière pour régler définitivement ce qu’ils appellent « la question
Tutsi ». Les signes annonciateurs sont nombreux et forts comme nous allons
le montrer ci-dessous.
I.
Génocides déjà perpétrés et non encore punis
Plusieurs génocides ont été déjà
perpétrés au Burundi contre les Batutsi dans le passé bien qu’ils soient encore
occultés par les différents régimes politiques sous la pression constante des
organisations de l’ombre qui conçoivent,
planifient et financent ces crimes abominables :
-
Génocide
d’octobre 1965 : massacres de BUSANGANA à Muramvya
-
Génocide
de 1972 : massacres sur tout le pays
-
Génocide
d’août 1988 : massacres de NTEGA et MARANGARA
-
Génocide
d’octobre 1993 : génocide sur tout le pays.
II.
Indices de préparation d’un nouveau génocide
des Batutsi
Ces indices sont nombreux et effrayants. Il n’est pas question de les
inventorier tous, mais de relever quelques faits parmi les plus saillants qui
devraient alerter les bonnes volontés sur un génocide programmé et en phase
finale de préparation. La situation du Burundi de 2015 est d’autant plus
inquiétante qu’elle ressemble étrangement à celle qui a prévalu au Rwanda à la
veille du Génocide de 1994.
-
Un
pouvoir Hutu régnant sans partage sur le pays, contrôlant de manière exclusive
tous les rouages de l’Etat : Parlement, Gouvernement, Justice,
Renseignement, Administration, Sécurité Publique, Finance, Ministère de
l’Intérieur et Administration à la Base ;
-
Une radio
de la Haine REMA FM qui ressemble comme un décalque à la RTLM de sinistre
mémoire. La Radiotélévision Nationale a également été confisquée par le Pouvoir
du CNDD-FDD et n’est là que pour faire la propagande du régime
-
Le rejet
méprisant de tous les textes fondateurs de la cohabitation pacifique des
Communautés.
-
La veille
du génocide de 1994 a été marquée par la déclaration fracassante du Président
HAVYARIMANA qualifiant de chiffon de papier l’Accord d’Arusha qu’il avait signé
quelques mois auparavant. De la même façon, le porte-parole du Président
NKURUNZIZA, Monsieur Willy NYAMITWE, vient de déclarer en ce mois de mars 2015
et à la surprise de tous que l’Accord d’Arusha n’engage pas le parti au
pouvoir, le CNDD-FDD ; alors qu’il est partie intégrante de la
Constitution
-
Une
milice affiliée au CNDD-FDD, les IMBONERAKURE, armée, organisée et entraînée en
RDC et déployée sur tout le territoire national, exactement à l’instar de la
milice INTERAHAMWE affiliée au Parti MRND de HABYARIMANA Juvénal. La milice
fait la pluie et le beau temps sur tout le pays au point d’imposer sa
toute-puissance à l’armée régulière et à
la police nationale. Ce phénomène d’une milice au-dessus des lois a été observé
au Rwanda en 1994, à la veille et pendant le génocide. Les miliciens
INTERAHAMWE du parti MRND de HAVYARIMANA Juvénal étaient en effet à cette
époque, devenus de fait les véritables détenteurs de la force de défense et de
sécurité du pays ;
-
Une
présence massive des miliciens INTERAHAMWE de triste renommée et des forces
négatives FDLR envoyés en renfort à partir de la RDC (certains parlent de
14 000 hommes). Ces sinistres combattants séjournent illégalement au
Burundi, ils ne sont recensés nulle
part et ne sont pas connus par le HCR.
Ils sont déployés dans les différentes provinces où ils bénéficient de
nombreuses complicités sous la
supervision secrète du Gouvernement du Burundi ;
-
Une
classe politique en pleine ébullition à l’approche des élections générales
prévues entre mai et juillet 2015. Le chaos et la confusion constituent de tous
temps le cadre idéal pour les grands massacres à huis clos ;
-
Des
criminels habillés en tenue policière et équipés d’armes à feu patrouillent la
nuit dans les centres urbains et dans les campagnes, tandis que les miliciens
Imbonerakure pillent les ménages, violent les mères et les enfants et tuent les
hommes et tout ce qui tente de leur résister ;
-
Les
descentes régulières des forces de l’ordre dans les maisons et les habitations
des Tutsi, soi-disant à la recherche des armes à feu qu’ils ne trouvent jamais
évidemment puisque le désarmement des populations était terminé en 2007. Ils y
vont en réalité pour entretenir le climat de peur chez les Tutsi et pour les
habituer à subir sans réagir les diverses tracasseries et agressions venant du
pouvoir et des milices ;
-
Parallèlement
au désarmement systématique des Batutsi, il est observé un réarmement accéléré
des milices IMBONERAKURE et INTERAHAMWE. Les Associations de la Société Civile
et la Représentation de l’ONU au Burundi ont dénoncé fin 2014 cette
distribution tandis que certaines personnalités de l’opposition ont fait part à
l’Union Africaine de la préparation active d’un nouveau génocide par le pouvoir
de Bujumbura ;
-
L’existence
de caches d’armes, dont la récente illustration fut la découverte d’une maison
privée bourrée d’armes dans le quartier résidentiel de BUTERERE et qui ont été
rapidement dissimulés par les services de renseignement du Président de la
République.
-
L’organisation
et la conduite d’opérations conjointes entre la police et les milices
IMBONERAKURE lors des rondes nocturnes et de certaines interventions du
jour ;
-
Une
milice IMBONERAKURE qui terrorise, torture et tue qui elle veut dans les rangs
de l’opposition politique, de la Société Civile et de l’Armée. Pour tous ces
forfaits, les auteurs ne sont jamais inquiétés ni poursuivis par la Justice
malgré les dénonciations scandalisées de la population sur les media ;
-
La
terreur exercée sur les média et personnellement sur leurs rédacteurs qui sont
assassinés, emprisonnés ou exilés ;
-
Le
sentiment généralisé et entretenu que les milices affiliées au pouvoir sont une
force invincible à laquelle rien ne peut résister ;
-
La
distribution massive et clandestine des machettes dites de la « 3ème
génération » (hyper-tranchantes) et d’armes à feu aux IMBONERAKURE et
INTERAHAMWE, et le quadrillage du territoire national spécialement les
provinces, les quartiers urbains et les collines majoritairement peuplés de
Tutsi ;
-
De
nombreux actes de provocation gratuite à l’endroit des Tutsi, soit par des
fouilles-perquisitions individuelles ou collectives sans dossier pénal, soit
par des expropriations immobilières en dehors de toute procédure et en totale
illégalité, soit par la destruction de toutes les gardes de sécurité nocturnes
organisées en désespoir de cause par les quartiers à dominante Tutsi ;
-
Les plans
d’extermination ou d’emprisonnement des journalistes et des membres de la
Société Civile qui osent dénoncer ces préparatifs ignobles ;
-
La
confection et la distribution massive des uniformes de l’armée nationale aux
milices à GIHOGAZI en Province KARUZI, sans doute pour que le moment du
génocide venu, il ne soit plus possible de distinguer les forces régulières des
forces négatives en action ;
-
L’ordre
aux familles Tutsi de la Commune Bukemba, Province Rutana, de contribuer
chacune au moins 100.000 Fbu pour la réélection de Pierre Nkurunziza
-
La
désorganisation délibérée et le refus d’espace dirigés contre les éleveurs de
bovins, leur activité étant considérée comme une marque culturelle et
historique de la civilisation Tutsi, qu’il faut détruire coûte que coûte. Tout
le territoire rural a été confisqué pour être distribué aux seuls
« agriculteurs » hutus, alors que l’élevage au Burundi est une grande
activité économique qui devrait être déployée sur une large partie de l’espace
rural national ;
-
Les
pénuries de denrées de première nécessité comme le carburant ainsi que les
incendies systématiques des marchés centraux et centres commerciaux participent
à créer un climat généralisé de chaos propices à favoriser l’exécution d’un
génocide.
-
Dans
certaines provinces comme Kirundo, les Tutsi commencent à fuir massivement vers
le Rwanda voisin, n’en pouvant plus des
exactions dont ils sont quotidiennement victimes, et hautement inquiets des
mouvements et réunions inhabituels de jour et de nuit auxquels ils ne sont
évidemment pas conviés et dont la teneur est jalousement gardée secrète. Mais
des témoignages vivants et concordants font état d’une préparation d’un
génocide systématique des Batutsi dès que la mort de Pierre NKURUNZIZA sera
annoncée, on ne sait par qui, pourquoi et ni quand.
Tous ces faits ainsi renseignés sont de notoriété publique et sont
absolument vérifiables, encore qu’ils ne sont pas du tout exhaustifs. Les Tutsi
vivent dans la hantise d’un génocide imminent, dans l’insécurité et la peur, et
rien ne semble pouvoir arrêter le processus d’extermination, comme si le fait
qu’ils soient réduits à la condition de citoyens de seconde zone par
l’application sadique de l’accord d’Arusha ne suffisait pas.
III.
Organisation des opérations de génocide
Le déploiement des miliciens hutus armés de fusils et de machettes sur
les Collines de la campagne et les quartiers des villes est organisé de manière
qu’aucun d’eux ne soit affecté dans sa province ou commune d’origine. La
stratégie vise à s’assurer que les assaillants n’hésitent à tuer un Tutsi de
leur connaissance et surtout qu’ils ne soient identifiés par les victimes.
Précisons encore qu’aujourd’hui comme par le passé, le génocide des
Batutsi est conçu, planifié et financé par des organisations secrètes, puis
exécuté par de jeunes Hutu préalablement formés idéologiquement, drogués
systématiquement avant et au moment de passer à l’action, et rémunérés pour la
besogne à l’instar des mercenaires, en profitant chaque fois d’un régime corrompu
ou politiquement aux abois.
IV.
Scenario du génocide
-Les organisations criminelles qui élaborent ces projets macabres
contre les Tutsi disposent d’un plan éprouvé depuis 1993 au Burundi et 1994 au
Rwanda, qui paraît en cours de réédition en 2015 au Burundi. Il s’agit
vraisemblablement d’éliminer
physiquement le Président Hutu Pierre NKURUNZIZA dans des conditions qui ne seront jamais
élucidées, et de faire porter le chapeau aux Tutsi. Ils pourront même manipuler
en ce sens des Tutsi de paille comme ce fut le cas en 1993 pour que
l’accusation soit plus plausible. La suite ira de soi, le
génocide pourra commencer et on parlera de la « colère » des Hutus
qui seront « légitimés » à s’en prendre même aux enfants et aux
femmes enceintes Tutsi, pour avoir tué « leur Président ».
-La décapitation des institutions politiques pour créer
le chaos et l’absence de Gouvernement, conditions propices pour l’exécution du
génocide.
-Mise au pouvoir d’une personnalité « neutre » qui, en
réalité, est connue par les concepteurs du génocide et dont le rôle sera
d’étouffer les poursuites des génocidaires et les enquêtes pouvant mener
jusqu’à identifier les véritables commanditaires.
V.
Responsabilité de la communauté internationale
En ces temps d’agitation sociale et d’incertitude politique savamment
entretenues par le régime CNDD-FDD au pouvoir du Burundi, il est visible qu’un
autre génocide est en préparation avancée. Nous lançons en conséquence un appel
pressant à tous les cosignataires et parrains de l’Accord d’Arusha, pour qu’il soit dépêché à partir de l’ONU, de l’UA et
de l’EAC, et sans délai, les forces de dissuasion en nombre suffisant et bien
équipées, avec mission d’intervention, qui resteront le temps qu’il faudra pour
que la sécurité et les droits de la communauté Tutsi soient enfin reconnus et
protégés.
Nous mettons la communauté internationale, et plus spécialement l’ONU
et le Conseil de sécurité, devant leur responsabilité, si le génocide ci-dessus
annoncé venait à se réaliser sans
qu’aucune disposition n’ait été prise pour l’empêcher.
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NEW GENOCIDE AGAINST BURUNDI TUTSI IN PREPARATION
Call for action to stop impending genocide against the Tutsi in Burundi
Dear Prime Minister,
We are bringing to your attention our organization's deepest concern about the advanced preparations of a new genocide against the Tutsi community of Burundi, as ascertained in the appended document; and we hereby request the Government of Canada to take appropriate measures.
The current indifference of the international community, of which Canada is one of leading nations, is preoccupying insofar as it is following a period of prolonged lack of action on another unequivocal genocide against the Tutsi of Burundi that was investigated by UN-appointed Commission of Inquiry and whose Report S/1996/682 has recommended, among other things, an International Tribunal for Burundi.
We believe therefore that this alert will be a reminder of our organization's relentless calls to end the atypical case of Burundi, a country where the United Nations and the rest of the International community were tricked into admitting a Special Chamber within the domestic judiciary, with some of judges being appointed by the CNDD-FDD regime; all this happening while it is public knowledge that the ruling party in Burundi is not only an offspring of the very organization that perpetrated the October 1993 genocide against the Tutsi, but also was found by another UN Investigation Commission of Inquiry (S/1998/777) to be part of a genocidal network operating in the East-African Great Lakes Region, in tandem with the ex-FAR and the Interahamwe militias.
We hope that you realized that:
(a) for having allowed the access to power of identified genocidaires, the international community has emboldened enough the CNDD-FDD, today's ruling party in Burundi, to a point of preparing another genocide against the Tutsi in defiance of international law; and that
(b) it is high time the genocidal plans afoot were stopped.
Yours sincerely,
Emmanuel Nkurunziza
Secretary,
AC Genocide Canada,
Telephone: 1 866 719 3878 (toll free)
1 647 719 8479 (mobile)
We are bringing to your attention our organization's deepest concern about the advanced preparations of a new genocide against the Tutsi community of Burundi, as ascertained in the appended document; and we hereby request the Government of Canada to take appropriate measures.
The current indifference of the international community, of which Canada is one of leading nations, is preoccupying insofar as it is following a period of prolonged lack of action on another unequivocal genocide against the Tutsi of Burundi that was investigated by UN-appointed Commission of Inquiry and whose Report S/1996/682 has recommended, among other things, an International Tribunal for Burundi.
We believe therefore that this alert will be a reminder of our organization's relentless calls to end the atypical case of Burundi, a country where the United Nations and the rest of the International community were tricked into admitting a Special Chamber within the domestic judiciary, with some of judges being appointed by the CNDD-FDD regime; all this happening while it is public knowledge that the ruling party in Burundi is not only an offspring of the very organization that perpetrated the October 1993 genocide against the Tutsi, but also was found by another UN Investigation Commission of Inquiry (S/1998/777) to be part of a genocidal network operating in the East-African Great Lakes Region, in tandem with the ex-FAR and the Interahamwe militias.
We hope that you realized that:
(a) for having allowed the access to power of identified genocidaires, the international community has emboldened enough the CNDD-FDD, today's ruling party in Burundi, to a point of preparing another genocide against the Tutsi in defiance of international law; and that
(b) it is high time the genocidal plans afoot were stopped.
Yours sincerely,
Emmanuel Nkurunziza
Secretary,
AC Genocide Canada,
Telephone: 1 866 719 3878 (toll free)
1 647 719 8479 (mobile)
NEW GENOCIDE AGAINST BURUNDI TUTSI IN PREPARATION
For more than half a
century, Tutsi in Burundi and Rwanda have been subjected to cyclic and
recurring genocides that have already left millions dead, and that seems far
from stopping. In Burundi, the mainly Hutu CNDD-FDD ruling party in
Bujumbura is actively preparing one more time what they consider as the final
solution to what they call "Tutsi question." The warning signs are
numerous and strong as we are going to show it below.
I. List of genocidal killings that are not yet
punished
Several
genocidal killings have already been committed in the past in Burundi against
the Tutsi although they are still overshadowed by the different political
regimes under constant pressure from the obscure organizations that design,
plan and finance these heinous crimes:
-
October
1965 : genocidal massacres in Busangana, Muramvya.
-
1972:
Genocidal massacres throughout the country ;
-
August
1988 : genocidal massacres in Ntega and Marangara, Kirundo and Ngozi and
Provinces, respectively.
-
October
1993: Genocide in the whole country.
II. Signs of preparation of a new genocide against the
Tutsi
These signs are
numerous and frightening. The point is not to make their inventory, but to
point out some of the most salient facts that should alert any well intended
person on a programmed genocide which has reached its final stages of
preparation. The situation in Burundi in 2015 is so concerning because it is
strangely similar to that which prevailed in Rwanda on the eve of the 1994 Genocide.
-
An
exclusively Hutu power, reigning unchallenged over the country, controlling all
the spheres of Government: Parliament, Government, Justice, Intelligence,
Administration, Security Services, Finance, Ministry of Interior and Local
Administration;
-
A hate
radio, REMA FM that looks like a monozygote twin of the infamous RTLM. The
National Broadcasting station has also been confiscated by the CNDD-FDD
administration and is only there to make propaganda for the regime
-
Contemptuous
rejection of all the founding texts of the peaceful coexistence of the
communities.
-
Just as
the eve of the 1994 genocide was marked by the sensational statement of former
President Habyarimana describing as ‘scrap paper’ the Arusha agreement that he
had signed a few months earlier; similarly, Pierre Nkurunziza's spokesman, Mr.
Willy Nyamitwe, has just declared in March 2015, and to the surprise of all,
that the Arusha Agreement does not bind the ruling party, CNDD –FDD, although it
is embedded in the Constitution preamble ;
-
Imbonerakure, a militia affiliated with the CNDD-FDD ruling party
is armed, organized and trained in the DRC and deployed throughout the national
territory, exactly like the Interahamwe militia affiliated with the [Rwandese]
MRND party of President Habyarimana Juvenal. The Imbonerakure militia lords it
over the country, to the point of imposing its omnipotence to the regular army
and national police. This phenomenon of a militia over the legislation was
observed in Rwanda in 1994, just before and during the genocide. The
Interahamwe militiamen of Habyarimana Juvenal’s MRND party had became at that
time the de facto true controllers of the country’s defense and security
forces;
-
A massive
presence of the sinister Interahamwe militia and FDLR negative forces sent as
reinforcements from the DRC (some sources say they are as many as 14,000
men). These sinister fighters staying
illegally in Burundi, they are registered nowhere and are not known by the
UNHCR. They are deployed under the secret supervision of the Government of
Burundi in those provinces where they have many accomplices
-
A
political class in turmoil as the general elections of May - July 2015 the
approach ; chaos and confusion having always been the ideal setting for unreported
mass killings;
-
criminals
dressed in police outfit and equipped with firearms are roaming in urban
centers and also in the countryside, while the Imbonerakure militias are
plundering households, raping mothers and children and killing men and anyone
who tries to resist them;
-
Regular
raids of police forces in the homes of Tutsi, allegedly in search of guns but
which are obviously never found given that the disarmament of the population
was completed in 2007. The real
intention of those raids is to keep an atmosphere of fear among the Tutsi and
to accustom them to suffering various harassments and attacks from the
government and the militias without reacting;
-
An
accelerated rearmament of the Imbonerakure and Interahamwe militias is observed
alongside the systematic disarmament of the Tutsi.
-
Both
Civil Society associations and the UN Representation in Burundi denounced that
rearmement of militias in the end of 2014. As well, some opposition figures
have informed the African Union of the active preparation of a new genocide by
the CNDD-FDD regime ;
-
Presence
of weapons caches, including the recent blatant example of the discovery of a
private house stuffed with firearms in the residential area of BUTERERE in
the capital Bujumbura. The discovery was quickly covered up by the intelligence
services –which is a department of the Office of the President of the Republic.
-
The
organization and conduct of joint night patrols and daytime operations between
the police and the Imbonerakure militias;
-
Imbonerakure
militia terrorizing, torturing and killing anyone they want in the ranks of the
political opposition, Civil Society and even in the army. The perpetrators of
those crimes are never reprimanded or pursued by the Judiciary despite the
outraged denunciations of the population on the media;
-
The
terror exerted on the media in general and personally on their editors, who are
murdered, imprisoned or exiled;
-
Maintaining
the general feeling that the militias affiliated with the regime are an
invincible force to which nothing can resist;
-
The massive
covert distribution of firearms and "third generation" machetes; i.e.
hyper-sharp, to the Imbonerakure and Interahamwe; as well as the quartering of
the country especially the provinces, urban and rural neighborhoods that are
mostly populated by Tutsi;
-
Many
arbitrary provocative acts against the Tutsi, either individually or
collectively, personal and search without warrant, misappropriation of property
in total illegality, or the dismantling of all nightly security guard posts
organized in desperation by the Tutsi in neighborhoods where they are the
majority;
-
Plans to
exterminate or imprison journalists and members of the Civil Society who dare
denounce these vile preparations;
-
The mass
making and distribution of national army uniforms to the militias in Gihogazi,
KARUZI certainly to make it impossible, when the genocide time comes, to
distinguish between regular security forces and the negative forces in action;
-
Forcing
the Tutsi families in BUKEMBA, Rutana Province, to contribute a minimum of BIF
100, 000 as support to Pierre Nkurunziza’s re-election
-
The
deliberate disruption of livestock activities and denial of access to grazing space
directed against Tutsi civilization must be destroyed at all costs. All the
rural territory was confiscated to be distributed only to "farmers"
Hutu, while livestock in Burundi is a major economic activity that should be
deployed on a large part of the national rural areas;
-
Creating,
through shortages of such basic commodities as fuel and systematic arson of the
central markets in shopping centers, an atmosphere of general chaos that is
propitious to the implementation of the genocide plan
-
In some
provinces, such as Kirundo, Tutsi have started fleeing en masse to neighboring
Rwanda, unable to bear it any longer with the abuses they suffer daily at the
hands of the Imbonerakure militiamen, and highly anxious of the unusual
movements and daytime and night meetings to which they are obviously not
invited and whose content is jealously kept secret by the militiamen. But persistent
realife evidence point to a preparation of a systematic genocide of the Tutsi to
be launched as soon as the death of Pierre Nkurunziza is announced, although no
one knows why, when and by whom he will be killed.
Although they are by
no means exhaustive, these facts, are public knowledge, well grounded and
absolutely verifiable. Tutsi live consistently in fear and insecurity, haunted
by an imminent genocide. And as if their reduction to a status of second class
citizens imposed on them by the sadistic implementation of the Arusha Agreement
was not enough, nothing seems able to stop the extermination process.
III. Organization of genocide operations
The deployment of Hutu
militiamen armed with guns and machetes on the hills of the countryside and in urban
neighborhoods, is organized in such a way that none of them is affected in
their province or town of origin. The aim of this strategy is to ensure that
the assailants do not hesitate to kill a Tutsi that they know, and above all,
that they are not identified by the victims.
It should be noted
that today, as in the past, the genocide against Tutsi is masterminded, planned
and funded by secret organizations taking advantage of a corrupt or politically
cornered regime. It is executed by young Hutu who had been previously trained
ideologically and systematically drugged before and at the time of action, and who
are afterwards paid to the task like mercenaries.
IV. Genocide Scenario
-
The
Criminal organizations that develop these macabre projects against Tutsi have a
plan that has been proven in Burundi since 1993 and 1994 in Rwanda, which is
about to be re-enacted in 2015 in Burundi. This is likely to proceed by
physically eliminating the Hutu President Pierre Nkurunziza in conditions that
will never be understood, and to blame it on the Tutsi. As was the case in
1993, the masterminders can even manipulate straw Tutsi in that perspective so
that the charge be plausible. The events will follow automatically as planned,
genocide will be launched and then termed the "legitime wrath" of the
Hutu avenging "their President" and attack even Tutsi children and
pregnant women for having killed him.
-
Beheading
political institutions to create absence of Government and chaos, the very
propitious conditions for the execution of the genocide.
-
Bringing
to power a "neutral" personality who, in reality, is known by the
masterminders of the genocide and whose role will be to stifle genocidal prosecutions
and investigations that may lead to identify the real planners.
V. Responsibility of the international community
In these times where social
unrest and political uncertainty are expertly maintained by the CNDD-FDD regime
in Burundi, it is obvious that another genocide is its advanced stages of
preparation. We thus make an urgent appeal to all signatories and sponsors of
the Arusha Agreement, to dispatch from the UN, AU and EAC, without delay,
disuasion forces in sufficient number and well equipped, with clear ROE, and
who will remain until the safety and rights of the Tutsi community are finally
recognized and protected.
We appeal to the
international community, especially the UN and the Security Council, remind of
their responsibility if they take no measure to prevent this announced genocide
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