mercredi, décembre 09, 2015

COMMUNIQUE DE PRESSE D'AC GENOCIDE CIRIMOSO A L'OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES VICTIMES DU GENOCIDE


A l'occasion de la "Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime", AC GÉNOCIDE CIRIMOSO a sorti un communiquse joint à l'humanité entière pour s'incliner devant la mémoire des victimes.AC GÉNOCIDE CIRIMOSO tient à rappeler que la commémoration de cette année intervient au moment où l'impunité du génocide reste totale au Burundi et que ce crime s'y poursuit parallèlement à d'autres crimes abominables. 

AC GÉNOCIDE CIRIMOSO saisit cette occasion pour dénoncer avec la dernière énergie la passivité de la Communauté Internationale devant l'impunité du crime de génocide au Burundi, passivité qui a mené à l’accession au pouvoir d’une formation reconnue par l’ONU comme faisant partie du réseau génocidaire de la sous-région des Grands Lacs : le CNDD-FDD est lié aux Interahamwe et aux ex-FAR par des accords de coopération visant à poursuivre le crime des crimes au Burundi et au Rwanda ( Rapport S/1998/777, pages 46-58, et Appendices II-V).

AC GÉNOCIDE CIRIMOSO demande à l'ONU de mettre fin à cette situation atypique du Burundi où, malgré les conclusions de la Commission d'Enquête Internationale des Nations Unies qui a établi qu'il y a eu génocide contre les tutsi du Burundi en octobre 1993 et dans les jours qui ont suivi (S/1996/682, paragraphes 483-500), personne n'a jamais été jugé ni arrêté  pour ce crime.
AC GÉNOCIDE CIRIMOSO demande à l'ONU de mettre sur pied dans les meilleurs délais un Tribunal Spécial pour le Burundi conformément aux conclusions et recommandations du Rapport no S/1996/682 de la Commission d'Enquête Internationale des Nations Unies pour le Burundi. 

AC GÉNOCIDE CIRIMOSO saisit cette occasion pour réitérer sa fidélité au devoir de mémoire, à la lutte contre l'impunité du crime de génocide, à la lutte  préventive, et au devoir d'alerte.

Fait à Toronto, le 9 décembre 2015,

Pour AC GENOCIDE CIRIMOSO,

Emmanuel Nkurunziza



samedi, novembre 28, 2015

RADIO CANADA INTERVIEWE LE SECRETAIRE DE L'AC GENOCIDE CANADA AU SUJET DES REFUGIES

Le génocide impuni perpétré contre les Tutsi du Burundi en octobre 1993 était à la une du Téléjournal Ontario de ce 28 novembre 2015. 


Alors que le Canada est occupé à accueillir, dans un élan humanitaire sans égal, des milliers et des milliers de réfugiés fuyant la guerre en Syrie, Radio Canada a tendu le micro aux activistes oeuvrant dans le domaine des droits des réfugiés pour receuillir leurs avis. 



C'est dans ce cadre que les journalistes de ce médium public ont interviewé Emmanuel Nkurunziza, le Secrétaire de l'Association canadienne de lutte contre le génocide, AC Génocide Canada, une branche de l'AC Génocide CIRIMOSO basée à Bujumbura en République du Burundi. 




dimanche, mai 31, 2015

AC GENOCIDE CANADA MANIFESTE CONTRE LA PERENISATION DU POUVOIR DES GENOCIDAIRES

Intervention du Sécrétaire Général de l'AC Génocide Canada à Ottawa le 25 avril 2015 à l'occasion d'une manifestation de la Communauté Burundaise du Canada.


Pour le public et la presse conditionnés par le régime en place à Bujumbura, c'était la 1ère Manifestation contre le 3e mandat de Pierre Nkurunziza.

Pour AC Génocide Canada, il s'agissait d'une nième manifestation contre la présence et la pérennisation au pouvoir, des terroristes genocidaires du CNDD-FDD.


dimanche, avril 19, 2015

COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI DU BURUNDI DE 1972



COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI DU BURUNDI DE 1972

L’Association Canadienne de lutte contre le génocide, AC-Génocide Canada, vous invite à une journée commémorative qu'elle organise à Montréal le samedi 02 mai 2015 pour marquer le 43ème anniversaire du génocide perpétré contre les tutsi du Burundi en 1972 par l’organisation UBU (Umugambwe w'Abakozi b'Uburundi/ Parti des Travailleurs du Burundi).
L'édition 2015 de cette commémoration se tiendra à l'Église Saint Simon Apôtre, sise au 145 Rue Beauharnois.
Elle débutera à 15h00 par une messe en mémoire des victimes de cette tragédie.
A partir de 16h00 heures, il y aura une conférence sur le thème Témoigner pour faire échec au Négationnisme, suivie d'une réception.
A vous tous qui cherchez la vérité sur ce qui s'est passé au Burundi en ce printemps de 1972;
A toutes les personnes qui portent à coeur les valeurs de justice;
Indépendamment de vos origines, de votre appartenance politique, dénominationnelle ou autre;
AC GENOCIDE CANADA vous souhaite la bienvenue.

Fait à Toronto, le 17 avril 2015

Pour AC Génocide Canada
Emmanuel Nkurunziza

AC GENOCIDE CANADA:Association de lutte contre le génocide

Organisme sans but lucratif agréé depuis le 04 octobre 2002 sous le numéro matricule 1161070645 

lundi, mars 30, 2015

AC GENOCIDE CANADA ALERTE SUR LA PREPARATION EN COURS D'UN GENOCIDE CONTRE LES TUTSI

Monsieur le Premier Ministre,

Nous avons l'honneur de nous adresser à votre très haute autorité pour vous faire part de notre profonde préoccupation face aux préparatifs très avancés d'un nouveau génocide contre la communauté tutsi du Burundi, tel que constaté dans le document ci-joint (1); et de vous demander de prendre des mesures appropriées.


Monsieur le Premier Ministre,

L'indifférence actuelle de la communauté internationale dont le Canada est l'un des leaders incontestés, est d'autant plus préoccupante qu'elle s'ajoute à l'absence prolongée de suivi sur un autre génocide sans équivoque commis sur les Tutsi du Burundi tel qu'établi par la Commission d'Enquête de l'ONU dont le rapport S/1996/682 qui a recommandé, entre autres choses, un Tribunal Pénal International pour le Burundi.

Nous estimons ainsi que ce cri d'alerte servira de rappel aux demandes incessantes de notre organisation visant à mettre fin au cas atypique du Burundi, un pays où les Nations Unies et le reste de la communauté internationale ont été piégés, instaurant une Chambre Spéciale au sein du système judiciaire national et dont certains juges  seront nommés par le régime du CNDD-FDD. Tout ceci se passe au moment où il est de notoriété publique que le parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, est non seulement un rejeton de la même l'organisation qui a perpétré le génocide contre les Tutsi en octobre 1993, mais aussi a été reconnu par une autre Commission d'Enquête des Nations Unies ( S / 1998/777) comme faisant partie d'un réseau génocidaire opérant dans la région des Grands Lacs est-africains, en tandem avec les ex-FAR et les milices Interahamwe.

Nous espérons que vous avez compris que
(a)pour avoir permis à des génocidaires déjà identifiés à accéder au pouvoir, c'est la communauté internationale qui a enhardi le parti CNDD-FDD à tel point qu'il ose préparer un nouveau génocide contre les Tutsi au mépris du droit international; et
(b) il est grand temps que vous tiriez la conclusion qui s'impose, à savoir, mettre fin au plan génocidaire en préparation au Burundi.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de notre très haute considération.

Emmanuel Nkurunziza,
Secrétaire d'AC  Génocide Canada,
Téléphone: 1 866 719 3878 (sans frais)
                 1 647 719 8479 (mobile)



(1) Note sur la préparation en cours d'un génocide contre les Tutsi du Burundi

 UN NOUVEAU GENOCIDE EN PREPARATION CONTRE LES BATUTSI AU BURUNDI


Les Tutsi du Burundi et du Rwanda font l’objet, depuis plus d’un demi-siècle, de génocides cycliques et récurrents qui  ont déjà fait des millions de morts et qui semblent loin de s’arrêter. Au Burundi, les responsables hutus au pouvoir à Bujumbura préparent activement une nième récidive qu’ils considèrent comme la dernière pour régler définitivement ce qu’ils appellent « la question Tutsi ». Les signes annonciateurs sont nombreux et forts comme nous allons le montrer ci-dessous.
I.                  Génocides déjà perpétrés et non encore punis
 Plusieurs génocides ont été déjà perpétrés au Burundi contre les Batutsi dans le passé bien qu’ils soient encore occultés par les différents régimes politiques sous la pression constante des organisations de l’ombre qui conçoivent,  planifient et financent ces crimes abominables :
-         Génocide d’octobre 1965 : massacres de BUSANGANA à Muramvya
-         Génocide de 1972 : massacres sur tout le pays
-         Génocide d’août 1988 : massacres de NTEGA et MARANGARA
-         Génocide d’octobre 1993 : génocide sur tout le pays.

II.               Indices de préparation d’un nouveau génocide des Batutsi

Ces indices sont nombreux et effrayants. Il n’est pas question de les inventorier tous, mais de relever quelques faits parmi les plus saillants qui devraient alerter les bonnes volontés sur un génocide programmé et en phase finale de préparation. La situation du Burundi de 2015 est d’autant plus inquiétante qu’elle ressemble étrangement à celle qui a prévalu au Rwanda à la veille du Génocide de 1994.
 
-         Un pouvoir Hutu régnant sans partage sur le pays, contrôlant de manière exclusive tous les rouages de l’Etat : Parlement, Gouvernement, Justice, Renseignement, Administration, Sécurité Publique, Finance, Ministère de l’Intérieur et Administration à la Base ;
-         Une radio de la Haine  REMA FM qui ressemble comme un décalque à la RTLM de sinistre mémoire. La Radiotélévision Nationale a également été confisquée par le Pouvoir du CNDD-FDD et n’est là que pour faire la propagande du régime
-         Le rejet méprisant de tous les textes fondateurs de la cohabitation pacifique des Communautés.
-         La veille du génocide de 1994 a été marquée par la déclaration fracassante du Président HAVYARIMANA qualifiant de chiffon de papier l’Accord d’Arusha qu’il avait signé quelques mois auparavant. De la même façon, le porte-parole du Président NKURUNZIZA, Monsieur Willy NYAMITWE, vient de déclarer en ce mois de mars 2015 et à la surprise de tous que l’Accord d’Arusha n’engage pas le parti au pouvoir, le CNDD-FDD ; alors qu’il est partie intégrante de la Constitution
-         Une milice affiliée au CNDD-FDD, les IMBONERAKURE, armée, organisée et entraînée en RDC et déployée sur tout le territoire national, exactement à l’instar de la milice INTERAHAMWE affiliée au Parti MRND de HABYARIMANA Juvénal. La milice fait la pluie et le beau temps sur tout le pays au point d’imposer sa toute-puissance  à l’armée régulière et à la police nationale. Ce phénomène d’une milice au-dessus des lois a été observé au Rwanda en 1994, à la veille et pendant le génocide. Les miliciens INTERAHAMWE du parti MRND de HAVYARIMANA Juvénal étaient en effet à cette époque, devenus de fait les véritables détenteurs de la force de défense et de sécurité du pays ;
-         Une présence massive des miliciens INTERAHAMWE de triste renommée et des forces négatives FDLR envoyés en renfort à partir de la RDC (certains parlent de 14 000 hommes). Ces sinistres combattants séjournent illégalement au Burundi, ils ne sont   recensés nulle part  et ne sont pas connus par le HCR. Ils sont déployés dans les différentes provinces où ils bénéficient de nombreuses complicités sous  la supervision secrète du Gouvernement du Burundi ;
-         Une classe politique en pleine ébullition à l’approche des élections générales prévues entre mai et juillet 2015. Le chaos et la confusion constituent de tous temps le cadre idéal pour les grands massacres à huis clos ;
-         Des criminels habillés en tenue policière et équipés d’armes à feu patrouillent la nuit dans les centres urbains et dans les campagnes, tandis que les miliciens Imbonerakure pillent les ménages, violent les mères et les enfants et tuent les hommes et tout ce qui tente de leur résister ;
-         Les descentes régulières des forces de l’ordre dans les maisons et les habitations des Tutsi, soi-disant à la recherche des armes à feu qu’ils ne trouvent jamais évidemment puisque le désarmement des populations était terminé en 2007. Ils y vont en réalité pour entretenir le climat de peur chez les Tutsi et pour les habituer à subir sans réagir les diverses tracasseries et agressions venant du pouvoir et des milices ;
-         Parallèlement au désarmement systématique des Batutsi, il est observé un réarmement accéléré des milices IMBONERAKURE et INTERAHAMWE. Les Associations de la Société Civile et la Représentation de l’ONU au Burundi ont dénoncé fin 2014 cette distribution tandis que certaines personnalités de l’opposition ont fait part à l’Union Africaine de la préparation active d’un nouveau génocide par le pouvoir de Bujumbura ;
-         L’existence de caches d’armes, dont la récente illustration fut la découverte d’une maison privée bourrée d’armes dans le quartier résidentiel de BUTERERE et qui ont été rapidement dissimulés par les services de renseignement du Président de la République.
-         L’organisation et la conduite d’opérations conjointes entre la police et les milices IMBONERAKURE lors des rondes nocturnes et de certaines interventions du jour ;
-         Une milice IMBONERAKURE qui terrorise, torture et tue qui elle veut dans les rangs de l’opposition politique, de la Société Civile et de l’Armée. Pour tous ces forfaits, les auteurs ne sont jamais inquiétés ni poursuivis par la Justice malgré les dénonciations scandalisées de la population sur les media ;
-         La terreur exercée sur les média et personnellement sur leurs rédacteurs qui sont assassinés, emprisonnés ou exilés ;
-         Le sentiment généralisé et entretenu que les milices affiliées au pouvoir sont une force invincible à laquelle rien ne peut résister ;
-         La distribution massive et clandestine des machettes dites de la « 3ème génération » (hyper-tranchantes) et d’armes à feu aux IMBONERAKURE et INTERAHAMWE, et le quadrillage du territoire national spécialement les provinces, les quartiers urbains et les collines majoritairement peuplés de Tutsi ;
-         De nombreux actes de provocation gratuite à l’endroit des Tutsi, soit par des fouilles-perquisitions individuelles ou collectives sans dossier pénal, soit par des expropriations immobilières en dehors de toute procédure et en totale illégalité, soit par la destruction de toutes les gardes de sécurité nocturnes organisées en désespoir de cause par les quartiers à dominante Tutsi ;
-         Les plans d’extermination ou d’emprisonnement des journalistes et des membres de la Société Civile qui osent dénoncer ces préparatifs ignobles ;
-         La confection et la distribution massive des uniformes de l’armée nationale aux milices à GIHOGAZI en Province KARUZI, sans doute pour que le moment du génocide venu, il ne soit plus possible de distinguer les forces régulières des forces négatives en action ;
-         L’ordre aux familles Tutsi de la Commune Bukemba, Province Rutana, de contribuer chacune au moins 100.000 Fbu pour la réélection de Pierre Nkurunziza
-         La désorganisation délibérée et le refus d’espace dirigés contre les éleveurs de bovins, leur activité étant considérée comme une marque culturelle et historique de la civilisation Tutsi, qu’il faut détruire coûte que coûte. Tout le territoire rural a été confisqué pour être distribué aux seuls « agriculteurs » hutus, alors que l’élevage au Burundi est une grande activité économique qui devrait être déployée sur une large partie de l’espace rural national ;
-         Les pénuries de denrées de première nécessité comme le carburant ainsi que les incendies systématiques des marchés centraux et centres commerciaux participent à créer un climat généralisé de chaos propices à favoriser l’exécution d’un génocide.
-         Dans certaines provinces comme Kirundo, les Tutsi commencent à fuir massivement vers le Rwanda voisin, n’en pouvant plus  des exactions dont ils sont quotidiennement victimes, et hautement inquiets des mouvements et réunions inhabituels de jour et de nuit auxquels ils ne sont évidemment pas conviés et dont la teneur est jalousement gardée secrète. Mais des témoignages vivants et concordants font état d’une préparation d’un génocide systématique des Batutsi dès que la mort de Pierre NKURUNZIZA sera annoncée, on ne sait par qui, pourquoi et ni quand.

Tous ces faits ainsi renseignés sont de notoriété publique et sont absolument vérifiables, encore qu’ils ne sont pas du tout exhaustifs. Les Tutsi vivent dans la hantise d’un génocide imminent, dans l’insécurité et la peur, et rien ne semble pouvoir arrêter le processus d’extermination, comme si le fait qu’ils soient réduits à la condition de citoyens de seconde zone par l’application sadique de l’accord d’Arusha ne suffisait pas.

III.           Organisation des opérations de génocide

Le déploiement des miliciens hutus armés de fusils et de machettes sur les Collines de la campagne et les quartiers des villes est organisé de manière qu’aucun d’eux ne soit affecté dans sa province ou commune d’origine. La stratégie vise à s’assurer que les assaillants n’hésitent à tuer un Tutsi de leur connaissance et surtout qu’ils ne soient identifiés par les victimes.

Précisons encore qu’aujourd’hui comme par le passé, le génocide des Batutsi est conçu, planifié et financé par des organisations secrètes, puis exécuté par de jeunes Hutu préalablement formés idéologiquement, drogués systématiquement avant et au moment de passer à l’action, et rémunérés pour la besogne à l’instar des mercenaires, en profitant chaque fois d’un régime corrompu ou politiquement aux abois.

IV.           Scenario du génocide

-Les organisations criminelles qui élaborent ces projets macabres contre les Tutsi disposent d’un plan éprouvé depuis 1993 au Burundi et 1994 au Rwanda, qui paraît en cours de réédition en 2015 au Burundi. Il s’agit vraisemblablement  d’éliminer physiquement le Président Hutu Pierre NKURUNZIZA  dans des conditions qui ne seront jamais élucidées, et de faire porter le chapeau aux Tutsi. Ils pourront même manipuler en ce sens des Tutsi de paille comme ce fut le cas en 1993 pour que l’accusation soit plus plausible. La suite ira de soi, le génocide pourra commencer et on parlera de la « colère » des Hutus qui seront « légitimés » à s’en prendre même aux enfants et aux femmes enceintes Tutsi, pour avoir tué « leur Président ».
-La décapitation des institutions politiques pour créer le chaos et l’absence de Gouvernement, conditions propices pour l’exécution du génocide.
-Mise au pouvoir d’une personnalité « neutre » qui, en réalité, est connue par les concepteurs du génocide et dont le rôle sera d’étouffer les poursuites des génocidaires et les enquêtes pouvant mener jusqu’à identifier les véritables commanditaires.

V.               Responsabilité de la communauté internationale

En ces temps d’agitation sociale et d’incertitude politique savamment entretenues par le régime CNDD-FDD au pouvoir du Burundi, il est visible qu’un autre génocide est en préparation avancée. Nous lançons en conséquence un appel pressant à tous les cosignataires et parrains de l’Accord d’Arusha, pour qu’il soit dépêché à partir de l’ONU, de l’UA et de l’EAC, et sans délai, les forces de dissuasion en nombre suffisant et bien équipées, avec mission d’intervention, qui resteront le temps qu’il faudra pour que la sécurité et les droits de la communauté Tutsi soient enfin reconnus et protégés.

Nous mettons la communauté internationale, et plus spécialement l’ONU et le Conseil de sécurité, devant leur responsabilité, si le génocide ci-dessus annoncé venait à se réaliser  sans qu’aucune disposition n’ait été prise pour l’empêcher.

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NEW GENOCIDE AGAINST BURUNDI TUTSI IN PREPARATION



Call for action to stop impending genocide against the Tutsi in Burundi 


Dear Prime Minister,

We are bringing to your attention our organization's deepest concern about the advanced preparations of a new genocide against the Tutsi community of Burundi, as ascertained in the appended document; and we hereby request the Government of Canada to take appropriate measures.

The current indifference of the international community, of which Canada is one of leading nations, is preoccupying insofar as it is following a period of prolonged lack of action on another unequivocal genocide against the Tutsi of Burundi that was investigated by UN-appointed Commission of Inquiry and whose Report S/1996/682 has recommended, among other things, an International Tribunal for Burundi.

We believe therefore that this alert will be a reminder of our organization's relentless calls to end the atypical case of Burundi, a country where the United Nations and the rest of the International community were tricked into admitting a Special Chamber within the domestic judiciary, with some of judges being appointed by the CNDD-FDD regime; all this happening while it is public knowledge that the ruling party in Burundi is not only an offspring of the very organization that perpetrated the October 1993 genocide against the Tutsi, but also was found by another UN Investigation Commission of Inquiry (S/1998/777) to be part of a genocidal network operating in the East-African Great Lakes Region, in tandem with the ex-FAR and the Interahamwe militias.

We hope that you realized that:

(a) for having allowed the access to power of identified genocidaires, the international community has emboldened enough the CNDD-FDD, today's ruling party in Burundi, to a point of preparing another genocide against the Tutsi in defiance of international law; and that

(b) it is high time the genocidal plans afoot were stopped.

Yours sincerely,

Emmanuel Nkurunziza
Secretary,
AC Genocide Canada,
Telephone: 
1 866 719 3878  (toll free)
                   
1 647 719 8479  (mobile)

NEW GENOCIDE AGAINST BURUNDI TUTSI IN PREPARATION

For more than half a century, Tutsi in Burundi and Rwanda have been subjected to cyclic and recurring genocides that have already left millions dead, and that seems far from stopping. In Burundi, the mainly Hutu CNDD-FDD ruling party in Bujumbura is actively preparing one more time what they consider as the final solution to what they call "Tutsi question." The warning signs are numerous and strong as we are going to show it below.

I. List of genocidal killings that are not yet punished

 Several genocidal killings have already been committed in the past in Burundi against the Tutsi although they are still overshadowed by the different political regimes under constant pressure from the obscure organizations that design, plan and finance these heinous crimes:
-         October 1965 : genocidal massacres in Busangana, Muramvya.
-         1972: Genocidal massacres throughout the country ;
-         August 1988 : genocidal massacres in Ntega and Marangara,  Kirundo and Ngozi and Provinces, respectively.
-         October 1993: Genocide in the whole country.

II. Signs of preparation of a new genocide against the Tutsi

These signs are numerous and frightening. The point is not to make their inventory, but to point out some of the most salient facts that should alert any well intended person on a programmed genocide which has reached its final stages of preparation. The situation in Burundi in 2015 is so concerning because it is strangely similar to that which prevailed in Rwanda on the eve of the 1994 Genocide.

-         An exclusively Hutu power, reigning unchallenged over the country, controlling all the spheres of Government: Parliament, Government, Justice, Intelligence, Administration, Security Services, Finance, Ministry of Interior and Local Administration;
-         A hate radio, REMA FM that looks like a monozygote twin of the infamous RTLM. The National Broadcasting station has also been confiscated by the CNDD-FDD administration and is only there to make propaganda for the regime
-         Contemptuous rejection of all the founding texts of the peaceful coexistence of the communities.
-         Just as the eve of the 1994 genocide was marked by the sensational statement of former President Habyarimana describing as ‘scrap paper’ the Arusha agreement that he had signed a few months earlier; similarly, Pierre Nkurunziza's spokesman, Mr. Willy Nyamitwe, has just declared in March 2015, and to the surprise of all, that the Arusha Agreement does not bind the ruling party, CNDD –FDD, although it is embedded in the Constitution preamble ;
-         Imbonerakure, a militia affiliated with the CNDD-FDD ruling party is armed, organized and trained in the DRC and deployed throughout the national territory, exactly like the Interahamwe militia affiliated with the [Rwandese] MRND party of President Habyarimana Juvenal. The Imbonerakure militia lords it over the country, to the point of imposing its omnipotence to the regular army and national police. This phenomenon of a militia over the legislation was observed in Rwanda in 1994, just before and during the genocide. The Interahamwe militiamen of Habyarimana Juvenal’s MRND party had became at that time the de facto true controllers of the country’s defense and security forces;
-         A massive presence of the sinister Interahamwe militia and FDLR negative forces sent as reinforcements from the DRC (some sources say they are as many as 14,000 men).  These sinister fighters staying illegally in Burundi, they are registered nowhere and are not known by the UNHCR. They are deployed under the secret supervision of the Government of Burundi in those provinces where they have many accomplices
-         A political class in turmoil as the general elections of May - July 2015 the approach ; chaos and confusion having always been the ideal setting for unreported mass killings;
-         criminals dressed in police outfit and equipped with firearms are roaming in urban centers and also in the countryside, while the Imbonerakure militias are plundering households, raping mothers and children and killing men and anyone who tries to resist them;
-         Regular raids of police forces in the homes of Tutsi, allegedly in search of guns but which are obviously never found given that the disarmament of the population was completed in 2007.  The real intention of those raids is to keep an atmosphere of fear among the Tutsi and to accustom them to suffering various harassments and attacks from the government and the militias without reacting;
-         An accelerated rearmament of the Imbonerakure and Interahamwe militias is observed alongside the systematic disarmament of the Tutsi.
-         Both Civil Society associations and the UN Representation in Burundi denounced that rearmement of militias in the end of 2014. As well, some opposition figures have informed the African Union of the active preparation of a new genocide by the CNDD-FDD regime ;
-         Presence of weapons caches, including the recent blatant example of the discovery of a private house stuffed with firearms in the residential area of ​​BUTERERE in the capital Bujumbura. The discovery was quickly covered up by the intelligence services –which is a department of the Office of the President of the Republic.
-         The organization and conduct of joint night patrols and daytime operations between the police and the Imbonerakure militias;
-         Imbonerakure militia terrorizing, torturing and killing anyone they want in the ranks of the political opposition, Civil Society and even in the army. The perpetrators of those crimes are never reprimanded or pursued by the Judiciary despite the outraged denunciations of the population on the media;
-         The terror exerted on the media in general and personally on their editors, who are murdered, imprisoned or exiled;
-         Maintaining the general feeling that the militias affiliated with the regime are an invincible force to which nothing can resist;
-         The massive covert distribution of firearms and "third generation" machetes; i.e. hyper-sharp, to the Imbonerakure and Interahamwe; as well as the quartering of the country especially the provinces, urban and rural neighborhoods that are mostly populated by Tutsi;
-         Many arbitrary provocative acts against the Tutsi, either individually or collectively, personal and search without warrant, misappropriation of property in total illegality, or the dismantling of all nightly security guard posts organized in desperation by the Tutsi in neighborhoods where they are the majority;
-         Plans to exterminate or imprison journalists and members of the Civil Society who dare denounce these vile preparations;
-         The mass making and distribution of national army uniforms to the militias in Gihogazi, KARUZI certainly to make it impossible, when the genocide time comes, to distinguish between regular security forces and the negative forces in action;
-         Forcing the Tutsi families in BUKEMBA, Rutana Province, to contribute a minimum of BIF 100, 000 as support to Pierre Nkurunziza’s re-election
-         The deliberate disruption of livestock activities and denial of access to grazing space directed against Tutsi civilization must be destroyed at all costs. All the rural territory was confiscated to be distributed only to "farmers" Hutu, while livestock in Burundi is a major economic activity that should be deployed on a large part of the national rural areas;
-         Creating, through shortages of such basic commodities as fuel and systematic arson of the central markets in shopping centers, an atmosphere of general chaos that is propitious to the implementation of the genocide plan
-         In some provinces, such as Kirundo, Tutsi have started fleeing en masse to neighboring Rwanda, unable to bear it any longer with the abuses they suffer daily at the hands of the Imbonerakure militiamen, and highly anxious of the unusual movements and daytime and night meetings to which they are obviously not invited and whose content is jealously kept secret by the militiamen. But persistent realife evidence point to a preparation of a systematic genocide of the Tutsi to be launched as soon as the death of Pierre Nkurunziza is announced, although no one knows why, when and by whom he will be killed.
Although they are by no means exhaustive, these facts, are public knowledge, well grounded and absolutely verifiable. Tutsi live consistently in fear and insecurity, haunted by an imminent genocide. And as if their reduction to a status of second class citizens imposed on them by the sadistic implementation of the Arusha Agreement was not enough, nothing seems able to stop the extermination process.

III. Organization of genocide operations

The deployment of Hutu militiamen armed with guns and machetes on the hills of the countryside and in urban neighborhoods, is organized in such a way that none of them is affected in their province or town of origin. The aim of this strategy is to ensure that the assailants do not hesitate to kill a Tutsi that they know, and above all, that they are not identified by the victims.

It should be noted that today, as in the past, the genocide against Tutsi is masterminded, planned and funded by secret organizations taking advantage of a corrupt or politically cornered regime. It is executed by young Hutu who had been previously trained ideologically and systematically drugged before and at the time of action, and who are afterwards paid to the task like mercenaries.

IV. Genocide Scenario

-         The Criminal organizations that develop these macabre projects against Tutsi have a plan that has been proven in Burundi since 1993 and 1994 in Rwanda, which is about to be re-enacted in 2015 in Burundi. This is likely to proceed by physically eliminating the Hutu President Pierre Nkurunziza in conditions that will never be understood, and to blame it on the Tutsi. As was the case in 1993, the masterminders can even manipulate straw Tutsi in that perspective so that the charge be plausible. The events will follow automatically as planned, genocide will be launched and then termed the "legitime wrath" of the Hutu avenging "their President" and attack even Tutsi children and pregnant women for having killed him.
-         Beheading political institutions to create absence of Government and chaos, the very propitious conditions for the execution of the genocide.
-         Bringing to power a "neutral" personality who, in reality, is known by the masterminders of the genocide and whose role will be to stifle genocidal prosecutions and investigations that may lead to identify the real planners.
                                        
V. Responsibility of the international community

In these times where social unrest and political uncertainty are expertly maintained by the CNDD-FDD regime in Burundi, it is obvious that another genocide is its advanced stages of preparation. We thus make an urgent appeal to all signatories and sponsors of the Arusha Agreement, to dispatch from the UN, AU and EAC, without delay, disuasion forces in sufficient number and well equipped, with clear ROE, and who will remain until the safety and rights of the Tutsi community are finally recognized and protected.

We appeal to the international community, especially the UN and the Security Council, remind of their responsibility if they take no measure to prevent this announced genocide



samedi, mai 31, 2014

COMMEMORATION DU GENOCIDE DE 1972: INTERVENTION DES PARTICIPANTS




                                           Première question


                                     
                                           Deuxième question



                                           D'autres questions

vendredi, mai 23, 2014

COMMEMORATION DU GENOCIDE DE 1972: TORONTO (3eme partie)

Le Génocide de 1972, effroyable réalité galvaudée pour des raisons politiques.



Communication de l'Ambassadeur Tharcisse Ntakibirora lors de la Conference "La Vérité sur 1972"

organisée par AC Génocide Canada à l'occasion de la commémoration du génocide commis contre les tutsi du Burundi en 1972 par l'organisation UBU (Umugambwe w'Abakozi b'Uburundi ou Parti des Travailleurs du Burundi). Toronto, 03 mai 2014

Pour visionner la video, CLIQUEZ ICI THARCISSE NTAKIBIRORA

Le Génocide de 1972, effroyable réalité galvaudée pour des raisons politiques.
Ambassadeur Tharcisse Ntakibirora , Toronto, 3 mai 2014

D’emblée, je remercie très sincèrement AC GENOCIDE CANADA, pour avoir organisé cette conférence pour commémorer le 42ème anniversaire du génocide de 1972.  

C’est d’autant plus apprécié qu’en ce moment précis, la Ville de Montréal abrite une autre conférence commémorative organisée par un groupe appelé  Collectif de Survivants & Victimes du génocide Hutu avant et après 1972, qui passe sous silence les dizaines de milliers de victimes Tutsi  massacrées par des hordes de tueurs Hutu et Mayi-Mayi Mulele à partir de la nuit du 29-30 avril 1972, pour la simple raison qu’ils étaient nés Tutsi. Les négationnistes réunis à Montréal sont armés d’œillères pour ne commémorer que les victimes Hutu.  En effet, les organisateurs de cette conférence sélective affichent sur leur site internet l’existence de « plan d’extermination des Hutu qui était en action en 1962, 65,69,72,88,91,93 et même 1995 à l’université du Burundi avec les massacres d’étudiants Hutu par d’autres étudiants Tutsi. » (1) 

Voici un exemple vivant du galvaudage du génocide.

Galvauder : Compromettre quelque chose, le déshonorer en en faisant mauvais usage. 

Le 28 avril 2014 à 10 heures (heure de Jérusalem), le monde juif a pris deux minutes pour rendre hommage aux 6 millions de victimes de l’Holocauste.  C’est un rituel annuel : des sirènes retentissent, tout s’arrête pour deux minutes de recueillement et de souvenir. Le 29 avril, nous devrions en faire de même en souvenir des Tutsi fauchés par l’impitoyable série de génocides et des milliers de victimes collatéraux Hutu cruellement emportées dans le cadre des répressions sauvages qui ont suivi les génocides dirigées contre les Tutsi. Comme l’a si bien dit le grand François Marie Arouet (1694–1778), dit Voltaire dans Œdipe (1785), “On doit des égards aux vivants; on ne doit aux morts que la vérité”.  We owe respect to the living; to the dead we owe only truth.

C’est le titre de la conférence d’aujourd’hui.  Le respecté Mushingantahe Zénon Nicayenzi vient de vous brosser un tableau chronologique circonstancié de ce qu’on appelle pudiquement les événements de 1972. Il a passé en revue l’environnement interne et externe ayant fait le lit des massacres, le film des événements, et la gestion chaotique du drame.  Permettez-moi à mon tour de vous ramener aux arcanes de l’histoire pour vous montrer comment on a galvaudé ces tristes réalités et comment on les a exploité effrontément pour des besoins politiques. 

1.       « Le Livre Blanc sur les événements d’avril 1972 (30 mai 1972) :

La cassure de 1972 a pris racine dans l’histoire du Burundi.  Rarement des éruptions de violence ou phénomènes sociaux atypiques se sont soldés par un manque aussi criant de ressorts pour les résoudre.  1972 a  mis à nu la conjonction de plusieurs manquements graves ayant conduit à une totale mauvaise gestion sur les plans militaire, médiatique, politique, judiciaire et diplomatique.

-         Sur le plan militaire : au départ, on arrête les gens qui étaient déjà fichés à la Sûreté nationale.  Leur arrestation ne soulève aucune objection.  A mesure que les massacres perpétrés à l’intérieur du pays s’amplifient cependant, le ramassage des suspects ratisse large. Dans la tourmente, de nombreux innocents, Hutu et Tutsi y ont laissé la peau.  Tard en mai 1972, un hélicoptère de l’armée fait des victimes au-delà de la frontière, en territoire tanzanien. Pas de résolution appropriée mais des réparations monétaires ultérieures.

-         sur le plan médiatiqueFlash Infor, le seul quotidien ronéotypé est en panne. La radiodiffusion nationale, au lieu de rasséréner surchauffe les esprits en revenant jour après jour sur un dangereux échange au vitriol avec Radio Rwanda. Les éditoriaux de François Maceri, de très grande qualité certes, manquent la cible de la paix et cultivent la psychose de la guerre.

-         Sur le plan politique : Le cercle autour de Micombero observe un silence de plomb sur la mort du Roi Ntare V, offre des mensonges grossiers sur les raisons de la crise, et corrobore l’absence d’autorité.  Pas de mission d’explication vers les pays voisins, rien… silence radio. Certes, des tournées de pacifications seront envoyées à travers le pays, mais les autorités ont mis du temps à les mettre en route.  Le pouvoir se contenta de publier le 30 mai 1972 un ``Livre Blanc sur les événements d’avril 1972 », propre à la consommation intérieure, alors que les boulets rouges fusaient aussi de l’extérieur. Le Vatican et les capitales occidentales s’étaient focalisés sur la mauvaise gestion de la crise et non sur les origines de cette dernière. Bujumbura traita leurs conclusions avec un certain dédain, sans plus.  

-         Sur le plan judiciaire : malgré les indices recueillis lors des perquisitions, le système judiciaire a manqué le coche en ne traduisant pas en justice les ténors de l’idéologie du génocide.  Au lieu de les passer au fil blanc sans jugement, les auteurs et co-auteurs du génocide devaient répondre de leurs actes devant une saine et impartiale justice.  Leur mort a été perçue comme de vulgaires exécutions extra-judiciaires. Autant de vies gâchées inutilement et à regretter. Nous avons manqué l’occasion rêvée d’établir les responsabilités individuelles, et plus le temps passe, plus la mort dérobe les responsables  et diminue les chances d’avoir de solides et crédibles explications. 

-         Sur le plan diplomatique : Le Burundi s’est recroquevillé, se retranchant derrière la sacro-sainte rengaine du ``Tout le monde sait que nous exerçons nos droits de légitime défense``.  La question est portée aux Nations Unies par les supporters de la cause Hutu.  En Octobre 1972, le ministre des affaires étrangères Arthémon Simbananiye s’adresse enfin aux Nations. Il intervient dans la foulée d’une déclaration incendiaire faite sur la tribune des nations par le chef de la diplomatie rwandaise M. A. Munyaneza, accusant le Burundi d’avoir massacré tout Hutu, jusqu’au fœtus.  Le ministre Simbananiye parvient à prouver qu’il n’existait aucune preuve du caractère organisé ou commandité par l’Etat central des massacres. Cette belle action n’a jamais été prolongée par une résolution.  Des années se sont écoulées, scandées par des accusations non réfutées. 

 
2.      Rapport du Rapporteur Spécial  Nicodème Ruhashyankiko [1978] (2) :

 Par sa résolution 1420 (XLVI) du 6 Juin 1969, le Conseil Economique et Social de l’ONU avait approuvé la décision de sa Sous-Commission pour la prévention de la discrimination et de la protection des minorités (connu désormais sous l’appellation de Sous-Commission sur la Promotion et la Protection des droits de la Personne), consignée dans sa résolution 8 (XX) d’entreprendre une étude sur la question de la prévention et de la répression du crime de génocide. Le Conseil a donné autorisation à la Sous-Commission de recruter un Rapporteur Spécial pour procéder à cette étude.  Par sa résolution 1 (XXIV) du 18 août 1971, Mr. Nicodème Ruhashyankiko, ressortissant rwandais qui était membre de cette Sous-Commission, a été nommé Rapporteur Spécial et il reçut les moyens financiers appropriés.  

Il avait comme mandat d’explorer les voies et moyens d’appliquer la Convention de Genève de 1948 sur la Prévention et la Répression du Crime de génocide.  Son Rapport Spécial (186 pages) a été déposé le 4 juillet 1978. 

Cet important document explore tous les aspects du génocide, comme la destruction d’un groupe ethnique, national, racial, religieux etc…y compris les actes constituant le génocide, exemples à l’appui. Il touche aux responsabilités individuelles et celles des gouvernements (Paragraphes 43-106). Il est très clair quant aux actes constituant un génocide tels que la propagande en faveur du génocide ou sa justification (para.117-123).  Le rapport explore les relations entre génocide et crimes de guerre et crimes contre l’humanité (para. 377-418).  

Le Rapport ne mentionne le Burundi que deux fois : l’extension au Ruanda-Urundi par la Belgique de la Convention de Genève signée en 1952 pendant la période de Tutelle (para. 351) et que le Burundi fait partie des 57 Etats qui, au 31 décembre 1977, n’étaient pas partie ou n’avaient pas encore ratifié la Convention de Genève sur la prévention et la répression du crime de génocide (para 553).   

La catastrophe d’avril-mai 1972 s’est produite durant le mandat de Mr. Ruhashyankiko.  Ce dernier ne pouvait pas rester ignorant de la virulence de la guerre médiatique et diplomatique que le Burundi et le Rwanda se sont livrés, ni les multiples publications de valeur inégale mais tout aussi tonitruantes les unes que les autres sur le génocide de 1972.  De même, les massacres de 1973 des Tutsi par les Hutu au Rwanda, et la seconde vague de réfugiés Tutsi qui ont pris refuge au Burundi, aucune trace dans le Rapport Ruhashyankiko! 

Pour un Rapporteur indépendant, l’occasion de souligner le risque inévitable de réédition de tout génocide resté impuni a été manquée. L’interrelation entre les violences au Rwanda et au Burundi n’a pas été consignée, ni les modèles de prévention abordés.  

Que s’est-il passé ?  Je ne sais pas. Parmi ceux qui savaient, nombreux sont morts, les autres se protègent et se tiennent coi en attendant leur propre décès.  Mais je peux émettre des hypothèses :

a)      Pouvait-il rapporter les événements d’avril-mai 1972 au Burundi et les qualifier de génocide (des Tutsis ou des Hutus) tout en ignorant ceux de novembre 1959 et de juin/juillet 1973 au Rwanda?  

À la question de savoir pourquoi sa revue des cas de génocide était partiale et incomplète, (pas de trace du génocide des Tutsi),  le Rapporteur répondra qu’il avait voulu souligner les cas majeurs et laissé de côté les cas indécis pour lesquelles certaines querelles risquaient de raviver des plaies encore ouvertes….).   Indécis pour qui ?        

b)      Qui avait intérêt à camoufler les événements de 1959, 1972 et 1973?  Au Burundi, le Colonel Jean-Baptiste Bagaza venait de bannir les notions/mentions des ethnies Hutu/Tutsi du paysage et vocabulaire politiques.  Il venait d’élaborer un ambitieux plan de développement industriel et implantation d’infrastructures stratégiques dans les provinces habitées majoritairement par des Hutu.  Cependant, pour rien au monde il n’aurait accepté d’endosser la responsabilité de la mauvaise gouvernance sous le régime de son prédécesseur Michel Micombero. Au Rwanda du Général-Major Juvénal Habyarimana qui tentait de redorer le blason de son pays, la mention des ethnies restait obligatoire sur les cartes d’identité nationale et la discrimination des Tutsi suivant le plan de la « révolution sociale de 1959 » se poursuivait.  Il n’aurait pas accepté que les massacres sélectifs des Tutsi en 1959 et 1973 réapparaissent sur le radar des Nations et qualifiés comme génocides. 

c)      Pouvait-on assigner des responsabilités au régime de Michel Micombero sans en faire de même aux mouvements UBU et Méproba (Belgique) ayant appelé au massacre des Tutsi, sous l’œil impassible de la Belgique et l’implication de cette dernière dans la discorde des ethnies Hutu/Tutsi dans les années 1932/33 ?

d)      Pouvait-il préciser qu’il s’agissait d’un génocide des Tutsi par des rebelles Hutu alors que le gouvernement américain avait tenu à accréditer une révolte/coup d’état Hutu pour camoufler la collusion des missionnaires américains, danois, suédois et les insurgés ? Washington n’aurait jamais accepté de se retrouver dans l’œil du cyclone. Le monde aurait découvert d’embarrassantes révélations comment les américains s’étaient davantage inquiété de la répression des rebelles criminels que de compatir sur le sort des victimes du génocide. 

Voilà le galvaudage initial du génocide des Tutsis pour des raisons politiques.  

Suite à des pressions politiques, le Rapporteur Spécial Ruhashyankiko a été forcé d’effacer de son rapport toute mention du génocide contre les Arméniens sous l’Empire Ottoman durant la Première Guerre Mondiale.  Ceci a soulevé un tollé généralisé, et une opposition de la Turquie appuyée par le Bloc soviétique.  En 1983, la Commission a nommé Benjamin Whitaker, un citoyen britannique, pour apporter les corrections nécessaires. 

Toutefois, le Rapport mentionne l’appui du Rwanda à la recommandation de créer un Tribunal international pour juger des crimes de génocide et la volonté de ce gouvernement d’insérer des dispositions appropriés dans son code pénal alors en révision. 

 3. Rapport Benjamin Whitaker [1985] (3) :

Deux ans plus tard, Benjamin Whitaker a présenté son Rapport le 4 juillet 1985.  Contrairement à Nicodème Ruhashyankiko, son rapport conclut que les massacres des Arméniens constituent bel et bien un génocide.  Cependant, son rapport a suscité davantage de controverses du fait qu’au lieu de se cantonner à sa mission, M. Whitaker s’aventura à qualifier de génocides des événements passés sans la moindre argumentation.

Le paragraphe 24 de son rapport E/CN.4/Sub.2/1985/6 page 12 reconnaît, parmi d'autres génocides celui des Arméniens, et débute comme suit :

"Arnold Toynbee a déclaré qu'en matière de génocide, le XXème siècle se distinguait par le fait que ce crime est commis de sang-froid sur un ordre donné délibérément par les détenteurs d'un pouvoir politique despotique, et que ses auteurs emploient toutes les ressources de la technologie et de l'organisation actuelles pour exécuter complètement et systématiquement leurs plans meurtriers". L'aberration nazie n'est malheureusement pas le seul cas de génocide au XXème siècle. On peut rappeler aussi le massacre des Hereros en 1904 par les Allemands, le massacres des Arméniens par les Ottomans, en 1914-1916, le pogrom ukrainien de 1919 contre les Juifs, le massacre des Hutus par les Tutsis au Burundi en 1965 et en 1972, le massacre au Paraguay des Indiens Aché avant 1974, le massacre auquel les Khmers rouges se sont livrés au Kampuchea entre 1975 et 1978, et actuellement le massacre des Baha'is par les Iraniens".  

Voilà la source du credo des panhutistes à propos du ``génocide des Hutu``.

Certains milieux Hutu invoquent le rapport Whitaker comme preuve du génocide cyclique des Hutu par les Tutsi. Mais B. Whitaker est muet quant aux origines de ce prétendu génocide, ni sur ses auteurs.  Du vrai génocide des Tutsi silence radio. En 1972, les faits avérés démontrent qu’il y a bel et bien eu génocide des Tutsi, suivi par une répression sauvage que Wikipedia qualifie de « mass killings of Hutus by the Tutsi-dominated army». Tous les observateurs impartiaux savent que seule la faiblesse du leadership politique d’alors a empêché la répression de l’un et de l’autre. Il fallait juger les auteurs du génocide et passer en cours martiaux les militaires coupables des exécutions extra-judiciaires.  

Le rapport Whitaker coïncide avec la sortie du rapport d’Amnesty International ``Selective genocide in Burundi`` qui venait d’être traduit en plusieurs langues.  Entretemps,  le ``Livre Blanc`` en français n’était même pas traduit en kirundi ou en anglais.  En conséquence, des millions de Hutu et de Tutsi  ont avalé la couleuvre du double génocide et du besoin de pardon mutuel.  

Enfin, le Rapport Whitaker n’a rien dit sur le génocide des Palestiniens par Israël, alors que les massacres de Sabra et Chatila perpétrés du 16 au 18 septembre 1982, étaient de plus fraîche mémoire. M. Whitaker ignora les conclusions des Commissions d’enquête Kahane et McBride qui avaient conclu à la responsabilité des phalangistes d’exécution et celle des autorités israéliennes. 

Tout en soulignant que les leçons de l’histoire étaient indispensables pour maintenir la mémoire universelle en alerte, et pouvaient contribuer à freiner des dérives similaires de cet odieux crime,   les membres de la Commission ont souligné qu’il aurait fallu traiter exclusivement des voies et moyens de prévenir de futurs génocides au lieu de ramener des faits passés qui étaient difficiles voire impossible d’investiguer.  Saluant sa contribution pour le devoir de mémoire, les membres de la commission ont remercié M. Whitaker pour ses efforts. Ils ont cependant souligné que malgré la documentation des tribunaux militaires ottomans, des rapports des témoins ainsi que des archives officielles, il restait que le génocide des Arméniens était insuffisamment documenté et que certains éléments de preuve semblaient avoir été forgés.   

Il n’y a même pas eu unanimité pour accepter le Rapport.  Finalement, par un vote de 15-4, la  Sous-Commission pour la prévention de la discrimination et de la protection des minorités a décidé de prendre note du rapport et de remercier M. Whitaker pour ses efforts. 

Ce rapport Whitaker a été déposé pour discussion en Troisième Commission de l’Assemblée Générale de l’ONU le 29.8.1985 dans le cadre du point sur la violation des droits de la personne.  J’y étais délégué.  

La Commission a constaté que M. Whitaker s’est permis de formuler son opinion sur des allégations de génocide (celui des Hutu par les Tutsi) sans la moindre documentation.  J’établis ici le deuxième galvaudage du génocide des Tutsi: il y a différence entre génocide, crimes de guerre et violations massives des droits de la personne.   

Questions d’aujourd’hui : Tant qu’à avancer des opinions, pourquoi l’auteur a-t-il opté d’épingler 1965 et 1972 et d’omettre 1969 ?  Si en 2014 il lui était demandé de mettre à jour ses analyses, omettrait-il les événements de 1988, 1991 et 1993 ? S’opposerait-il à la conclusion du rapport S/1996/682 du 22 août 1996 qui conclue à un génocide des Tutsi soi-disant pour venger l’assassinat du Président Melchior Ndadaye et le rôle de certains des dirigeants du Parti Frodebu ? 

De la valeur juridique des documents de l’ONU, parlons-en !

Vous avez d’une part le Rapport Whitaker commandité par une commission du Conseil économique et social et le Rapport S/1996/682 commandité par le Conseil de Sécurité par sa résolution 1012/95.  D’un côté, nous avons à faire à une digression peu fondée faite en marge de l’analyse d’une autre question, de l’autre un travail de recherche ardue effectué par 5 juristes impartiaux, expérimentés et internationalement reconnus.  Ces experts viennent de Madagascar, Maroc, Turquie, Venezuela et Canada.  Ils n’ont aucune affinité avec les parties aux prises au Burundi. Alors que M. Whitaker n’aura accumulé tout au plus que quelques jours au Burundi, les membres de la commission d’enquête judiciaire ont séjourné au pays la première fois du 25 octobre au 20 décembre1995, et la seconde fois du 7 janvier au 22 juillet 1996.  Ils ont mené une enquête judiciaire approfondie  et ont conclu qu’un génocide avait été commis par le FRODEBU contre les Tutsi.

M. Benjamin Whitaker paraît avoir été fortement influencé par des professeurs d’université et historiens comme René Lemarchand et Filip Rentjens, autres spécialistes de l’histoire du Burundi teintés d’un flagrant parti pris en faveur des Hutu.  Ces historiens ont engagé leur responsabilité envers les personnes concernées lorsque, par dénaturation ou falsification, ils ont présenté comme véridiques des allégations manifestement erronées.  Ils manquent à leur devoir d’objectivité et de prudence, en s’exprimant sans nuance sur un sujet aussi sensible.   

MM. Whitaker, Lemarchand et Rentjens causent ainsi, peut-être sans le vouloir, un préjudice grave et seront tenus de réparer.  Ils se rangent parmi les forces négatives, car leurs écrits font l’apologie du génocide, sans discernement.  Ils génèrent une atteinte très grave au souvenir fidèle, au respect et à la compassion dus aux survivants et à leurs familles.  Dans cette grave matière, on pèche par action et  par omission.  Troisième galvaudage du génocide.

Dès lors, quelle autorité accorder au reste du rapport Whitaker ?

Il faut souligner que ses recommandations pour la création d’un poste de Haut-Commissaire aux Droits de la personne et d’une Cour Pénale Internationale ont été mises en œuvre. 

Les querelles entre tenants des génocides historiques et ceux qui s’accrochent à des génocides anecdotisés n’auront d’autres limites que le lancement d’enquêtes indépendantes et la volonté des gouvernements à assurer la justice et les réparations appropriées.  

Le salaire de la honte, le remords de l’inaction et le prix de la trahison.

Le génocide est une sale réalité, peu importe qui y pose son regard.  Les historiens J.P Chrétien et J.F Dupaquier dans« Burundi 1972 : Au bord des génocides » ont bien vérifié l’authenticité du document d’indoctrination en kirundi qui appelait au génocide contre les Tutsi en 1972 et ils ont aussi écrit que la mobilisation pour tuer les Tutsi en 1972 s’était faite à travers tout le pays. (4)  Toutes tentatives de l’escamoter, de le nier ou le galvauder ne font qu’exacerber la haine et le ressentiment dans le cœur des rescapés, et de leur progéniture. Nous n’avons pas le droit de prolonger l’angoisse de jeunes générations des Hutu et de Tutsi qui aspirent à connaître la vérité. Cessons de multiplier les génocides au Burundi, n’en rajoutons pas alors que ceux qui ont véritablement endeuillé notre patrie n’ont toujours pas été réprimés. Réclamons la Commission Vérité et Réconciliation avec un volet Justice afin que les auteurs soient confondus et que justice soit faite.   Même Wikipédia offre des pistes pour les 2 génocides qu’il recense (5). Il en indique les auteurs mieux que nos Rapporteurs plus Spécieux que Spéciaux.

Le crime de génocide est imprescriptible et inamnistiable. Ce que Théo Van Boven disait par rapport au génocide arménien est valable pour le Burundi : “ L’Assemblée générale de l’ONU, -ou le Conseil de sécurité (C’est moi qui ajoute)- en vertu de l’article 96 de la Charte, peut demander à la Cour internationale de Justice un avis consultatif sur l’application rétroactive de la Convention sur la répression du génocide et ses conséquences légales dans le domaine des réparations dues aux victimes du génocide et de leurs ayants-droits.”(6)

Face à la lente reconnaissance du génocide des Tutsi, maintes fois entravée, on parle souvent de conspiration internationale. Peut-être. Mais le flanc a été tendu par nous et par nos dirigeants.  UBUGABO BURIHABWA. Toujours, et en tous lieux.   En 1985, le Rapport Whitaker aurait dû être combattu sur base de son caractère biaisé. Le paragraphe incendiaire aurait été remis en question, puis retiré du rapport.  En 1996, le Président Buyoya aurait dû exiger que l’ONU fasse suite aux conclusions tirées par son propre rapport d'enquête, au lieu de le mettre sous le boisseau et poursuivre la politique de l’autruche.  Malgré ces trahisons, la vérité finira par triompher. Le respect à tous les martyrs de l’intégrisme ethnique au Burundi nous intime de rompre le silence. Nous savons aussi bien écrire et devons restituer la vérité, par amour, par respect, par pitié et pour restaurer un Etat de droit. 

Je ne porte aucune sympathie envers l’ancien Président François Mitterrand.  J’ai laissé ma naïve croyance en l’amitié franco-burundaise à La Beaule, et mon sentiment s’est renforcé au cours des années 1993-94, lorsque la France socialiste a hébergé une cohorte d’auteurs ou co-auteurs du génocide de 1993, est accourue pour remettre en selle le Frodebu génocidaire, avant de protéger la retraite des Interahamwe fuyant le juste courroux de l’APR du FPR en mai-juin 1994 au Rwanda. Mais quand Mitterrand dit des mots qui portent, il force mon admiration.

En janvier 1984, lors d'une allocution prononcée à Vienne (Isère) à l'occasion du Noël arménien, le Président Mitterrand, se référant au génocide de 1915 avait dit: "il n'est pas possible d'effacer les traces du génocide qui vous a frappés. Cela doit être inscrit dans la mémoire des hommes et ce sacrifice doit servir d'enseignement aux jeunes en même temps que de volonté de survivre afin que l'on sache, à travers le temps, que ce peuple n'appartient pas au passé, qu'il est bien du présent et qu'il a un avenir."   Ce constat est valable pour le génocide des Tutsi du Burundi. 

De même que je ne prêcherais jamais d’administrer à tour de bras pardon sans repentir, je ne conseillerais jamais d’édicter une quelconque amnistie provisoire ou définitive en l’absence d’un règlement judiciaire. Ntega Marangara devrait nous avoir appris bien des choses.  Dès lors, il faut camper la lutte anti-génocide sur le terrain judiciaire, restaurer la dignité des victimes et redonner de l’espoir aux rescapés du génocide.  Il faut entretenir vivante la flamme de la dignité, écourter les discours unitaristes et préparer la défense pour le droit inaliénable à la vie.  Nous serons alors en mesure de pardonner à ceux qui nous ont offensés dès qu’ils exprimeront un repentir véritable. Face à des pouvoirs hostiles, la lutte contre le génocide doit rester ferme et tabler sur le long terme. 

Je vous remercie.

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1)       http://genocidehutu1972.org

2)       Ruhashyankiko Report 1978: "Report to the UN Sub-Commission on Prevention of Discrimination and Protection of National Minorities: Study of the Question of the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide" (E/CN.4/Sub. 2/416, 4 July 1978), 186 pages. http://www2.unimc.it/ricerca/istituti/istituto-di-diritto-internazionale/biblioteca/databases/icjd/i/ruhashyankiko.pdf

3) Whitaker Report 1985: "Revised and updated report on the question of the prevention and punishment of the crime of genocide" (46 pages) (E/CN.4/Sub.2/1985/6, 2 July 1985). http://www.preventgenocide.org/prevent/UNdocs/whitaker/

4)  Jean Pierre Chrétien, Jean François Dupaquier: “Burundi 1972: Au bord des génocides”, Paris, Karthala, 2007. pp 110-117.

5) Burundian Genocide:  http://en.wikipedia.org/wiki/Burundi_genocide

Since Burundi's independence in 1962, there have been two events called genocides in the country. The 1972 mass killings of Hutus by the Tutsi-dominated army, and the 1994 mass killings of Tutsis by the Hutu populace are both described as genocide in the final report of the International Commission of Inquiry for Burundi presented to the United Nations Security Council in 2002.

6) Théo van Boven : “Note concernant la suppression de la référence aux massacres des arméniens dans l’étude sur la prévention et la répression du crime de Génocide”, in Tribunal Permanent des Peuples, Le Crime de silence - le Génocide des arméniens, Ed. Champs Flammarion, Paris 1984, p. 290.