dimanche, mai 12, 2019

COMPTE RENDU DE LA CONFERENCE COMMEMORATIVE TENUE A OTTAWA LE 4 MAI 2019


En date du 4 mai 2019, l’association de lutte contre le Génocide, AC Génocide Canada, a organisé à l’Université St.Paul d’Ottawa  une conférence publique pour marquer la 47e commémoration du génocide des Tutsi du Burundi perpétré par l’organisation UBU en 1972. Y ont pris part des personnalités issues de localités et d’horizons divers, dont l’Alliance des Burundais du Canada qui était représentée au plus haut degré.
La cérémonie a débuté par un service religieux dirigé par l’Abbé Emmanuel Ndayegamiye qui a parlé de l’impérieuse nécessité de maintenir le rituel des commémorations tant pour la mémoire des victimes que pour le réconfort des rescapés.
La conférence s’est poursuivie avec les communications des deux chercheurs universitaires qui étaient prévus au programme. La première présentation était d’Emmanuel Nkurunziza de l’Université de York (Toronto, Ontario). Elle s'intitulait "Le génocide tutsi de 1972 et ses conséquences au Burundi". La deuxième a été présentée par Madame Pamella Mubeza de l’Université Saint Paul d’Ottawa et avait pour titre "La résilience féminine dans le confli burundais
Les présentations des invités devaient être suivies par une autre communication de la la direction de l’association-mère, AC GENOCIDE CIRIMOSO qui s’adresserait aux participants par Skype à partir de Bujumbura. Cependant, suite à des difficultés techniques, de dernière minute, elle n’a pas eu lieu, mais l’association a sorti à cette occasion un  communiqué disponible sur la toile (1). 
Dans la partie dévolue aux témoignages, les survivants du génocide de 1972 sont intervenus en priorité. Les personnes qui se sont relayées au micro se trouvaient dans des provinces variées au moment des faits. Elles étaient dans la Mairie de Bujumbura ainsi que dans les provinces actuelles de Bujumbura Rurale, Bururi, Cankuzo, Gitega et Makamba.
En plus des rescapés qui ont communiqué leur vécu cauchemardesque, d’autres participants sont intervenus pour faire des suggestions sur la façon la meilleure d’entretenir la mémoire et de cultiver le "Plus Jamais Ça". Un accent particulier a été mis sur la nécessité de poursuivre le rituel des commémorations vu son rôle dans la sauvegarde la mémoire que pour faire face au négationnisme qui a le vent en poupe par les temps qui courent, étant donne que le pouvoir en place au Burundi est exercée par le CNDD-FDD, héritier de deuxième ordre de l’organisation génocidaire UBU dont il poursuit les pratiques iniques.
Un participant a proposé qu’AC Génocide lance une campagne demandant l’instauration au Burundi d’un ordre national d’au moins une des personnalités qui se sont illustrées par leur droiture dans la période du génocide tutsi de 1972. Les noms du Professeur Emile Mworoha et de feu Léonard Nduwayo ont été suggérés, le premier pour ses conseils au pouvoir dans les correspondances qu’il lui a adressées au mois de mai 1972 en sa qualité de Secrétaire Général de la JRR, le deuxième par sa probité dans la conduite du procès des putschistes de 1971 qui sert pour les apologues et les négationnistes du génocide tutsi de 1972, de justification a posteriori.

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